SCÈNE V
Les Précédents, KERDÉE, puis, un peu après, MORIK.
KERDEE, prenant Kerlîn' par le bras, avec autorité.
Kerlîn' !
Kerlîn' lâche Djovita; la fureur la fait trembler encore pendant quelques instants puis elle se rapproche de Kerdée comme une enfant apeurée.
KERDEE, outré, à Djovita, toute confuse devant l'accusation.
Perfide est ton dessein !
Pourquoi tenter ainsi son âme?
Troubler ce cœur meurtri ?
Désignant le cœur de Djovita.
Tu n'as donc là que noire envie,
11 prend Kerlîn' par la main, puis s'émeut à une pensée soudaine. Sur la dune, de gauche parait à mi-corps Môrik, qui regarde, se couche et dont seule la tête, aux aguets, s'aperçoit encore.
KERDÉE.
Quand je reçus sa foi,
Tu ricanais, Chantant sinistrement :
« Serment trahi » '
Avec horreur.
Quelle lueur !
0 l'âme méchante !