‹ La fiancée de la mer, drame lyrique en trois actesChapitre 60 sur 62 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les Précédents, KERDÉE, puis WULFF et GUDULE.

KERDÉE, anxieux.

KerlînM

KERLIN , en extase et croyant entendre la voix d'Arry.

J'arrive!

Elle se jette dans la mer. Cri d'angoisse de Kerdée et rumeur dans la coulisse. Les

clochettes de la procession cessent de sonner. Kerdée veut s'élancer au secours de Kerlin'. Mais, en présence du danger mortel qui

le menace, l'amour de Djovita éclate de nouveau, et, oubliant tout ce qui l'entoure,

elle barre le chemin à Kerdée.

DJOVITA, enlaçant Kerdée de ses bras, tandis que celui-ci se débat pour lui échapper

Le gouffre!... la mort!... Fiée!

Reste, Frée!

Môrik recule tout d'abord stupéfait, mais, pris soudain d'une rage folle, il arrache Djovita de Kerdée qui s'élance sur la dune et saute à la mer.

MORIK, qui a rejeté Djovila loin de lui.

Traîtresse!.. Serpent!..

Meurs donc!

Il tire son couteau. Djovita fuit vers la droite, puis à gauche. Il la poursuit, la saisit et lui plonge le couteau dans la poitrine. Djovita tombe.

MÔRIK, sinistre.

Meurs, maudite! Tu Tas voulu!...

Il s'enfuit par la droite. Entrent vivement par la gauche, "Wulff et Guduîe qui manquent de tomber sur le corps de Djovita.

GUDULE, avec effroi.

Djovita!

WULFF, de même.

Djovita !

Djovita se relève à demi; Wulff et Gudule veulent la redresser tout à fait. DJOVITA, d'une voix faible.

Laissez-moi!...

Kerlin'... là, dans la mer...

Folle!... Et par ma faute!...

WULFF.

Kerlîn' !

Il disparait dans les dunes en courant. GUDULE, le suivant, les bras au ciel.

Juste ciel! Dieu clément, sauve-la!

Djovita reste sur le sable, se soulevant à demi.

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