‹ La fiancée de la mer, drame lyrique en trois actesChapitre 61 sur 62 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

DJOVITA, puis la Procession; pins tard, KERDÉE, WULFF et GUDULE.

TumuLe; la foule s'agite, arrivant de tous les côtés, et se masse sur le bord de la m*er, regardant la tentative de sauvetage de Kerlîn' par Kerdée.

Le doyen de la procession, les prêtres, les enfants de chœur et une partie du cortège apparaissent sur l'estacade.

LA FOULE

Va! Hardi! Kerdée!

Va, Kerdée!

Nage !

Long silence.

Hélas! Il revient seul!

Perdue, la pauvre!

Djovita se relève entièrement, les mains sur sa blessure. Elle se tient debout,

chancelante.

En ce moment, le prêtre, entouré des enfants de chœur qui l'encensent, gravit les

marches de l'estrade.

La foule est repoussée, se divise en deux masses, l'une appuyant vers la droite,

Tautre vers la gauche; sur la dune de droite parait Kerdée, suivi de Wulff et de

Gudule se soutenant l'un l'autre.

KERDEE, avec une douleur tragique.

Rien !... Malgré mes efforts, La mer l'engloutit...

Ah! pleure!

Il pleure. — Étendant les mains vers le prêtre qui domine de loin toute la scène et s'agenouillant.

Bénissez-la, la pauvre morte

LA FOULE

Bénissez-la, la pauvre morte î

Sur le devant de la [scène, Djovita réunissant ses dernières forces, fait [un pas vers Kerdée. Le prêtre tenant l'ostensoir des deux mains et se tournant vers la mer, la bèmtd'aB geste large, et solennel. Coup de canon. La foule s'agenouille. Djovita défaillante tombe également à genoux. Puis le prêtre bénit la foule, massée sur la rive. Les clochettes tintent, l'encens monte. Coup de canon.

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