‹ La Fièvre Récurrente Hispano-Africaine: À Spirochaeta HispanicumChapitre 18 sur 21 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I — L’affection décrite, en 1926, par Sadi de Buen sous le nom de fièvre récurrente espagnole a été identifiée par la suite au Maroc (1928), en Tunisie (1931) et en Algérie (1933). Auparavant, les auteurs l’avaient confondue soit avec la fièvre récurrente mondiale à Poux, soit avec la fièvre à Tiques.

IL. — L'agent de cette maladie est un Spirochète : Spirochæta hispanicum qu’il est facile d’observer dans le sang périphérique et dont l’inoculation faite à divers animaux donne des résultats variables selon les espèces. Chez le cobaye en particulier, elle est constamment positive et détermine une récurrente fébrile caractéristique.

IT. — La spirochétose hispano-africaine est transmise par la piqûre d’un Acarien, le plus souvent l’Ornithodorus erraticus et accessoirement la Tique du chien : Rhipicephalus sanguineus.

IV. — Les Ornithodores vivent dans les terriers des petits mammifères qui constituent les réservoirs du virus : porcs-épics, mérions, rats, écureuils, belettes, renards, chacals, hérissons.

V. — La maladie est caractérisée cliniquement par le nombre souvent élevé des récurrences, par son pronostic bénin et par l’apparition fréquente de compli-

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cations oculaires, nerveuses et méningées. Son diagnostic repose essentiellement sur la découverte microscopique des Spirochètes dans le sang du malade et sur le résultat positif de l’inoculation de ce sang au cobaye. Ces deux constatations parasitologiques permettent de la distinguer des autres récurrentes et aussi d’autres affections à accès fébriles.

VI. — La prophylaxie réside uniquement dans la protection de l’homme contre les piqûres de Tiques.

Le traitement généralement employé consiste dans l'administration des arsénicaux. Mais leur action thérapeutique est faible, comparativement à celle qu’on leur reconnaît dans les autres récurrentes.

Vu : Le Doyen, Le Président de la Thèse, JEAN LEPINE. GUIART.

Vu et permis d'imprimer :

Lyon, le 17 Mai 4939.

Le RECTEUR, PRÉSIDENT pu ConseIL pe L’UNIvERSITÉ,

A. LIRONDELLE.

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