‹ La Fievre typhoideChapitre 106 sur 121 · NOMBRE · texte numérisé non relu

NOMBRE

de cas.

MORTS

MORTALITE p. 100.

(1) Brit. and Fev. Med. Chir. lîev., octobre 1860, p. 331.

L'excès de la mortalité à l'Hôpital des fiévreux de Londres était dû en partie à ce qu'une grande quantité des malades étaient les vieillards et les inlirmes des Workhouses métropolitains. L'effet remarquable de l'âge sur l'augmentation de la mortalité du typhus a été indiquée dans mon ouvrage sur le typhus. La principale explication cependant doit se trouver dans cette circonstance que 24,516 cas; sur les 28,863 (ou 84,94 p. 100) admis à l'Hôpital des fiévreux étaient des cas de typhus ou de fièvre typhoïde. La fièvre simple continue étant rarement mortelle et la mortalité de la

(1) Ces résultats ont été obtenus par les rapports qui ont été publiés, ou par quolqucs médecins des hôpitaux en question.

316 TRAITÉ DE LA FIÈVRE TYI'HOÏDE.

fièvre relapse excédant rarement 1 pour 25 ou 50, tandis que la mortalité du typhus est près de 1 pour 5, et celle de la fièvre typhoïde presque aussi grande, il est évident que la mortalité des fièvres continues prise en général doit s'élever en proportion de la prépondérance du typhus et de la fièvre typhoïde. Par exemple, en 1851, alors que la moitié des cas admis à l'Hôpital des fiévreux de Londres appartenait à la fièvre relapse ou à la febricula, la mortalité totale des fièvres continues ne dépassa pas 7 p. 100, ou fut moindre que celle de n'importe quel hôpital parmi ceux que l'on a mentionnés, et cela pendant une série de nombreuses années. De plus, tandis que la mortalité totale des fièvres à l'infirmerie de Glasgow est au-dessous de celle de l'Hôpital des fiévreux de Londres, celle du typhus et de la fièvre typhoïde est à peu près égale, et celle de la fièvre relapse est trois fois plus grande. La grande différence est principalement due à la plus grande proportion de fièvre relapse figurant sur les listes de l'infirmerie de Glasgow.

Enfin, dans l'année 1843, quand la fièvre en Ecosse était principalement relapse, la mortalité totale des fièvres dans l'infirmerie d'Edimbourg n'excéda pas 6,85 p. 100, tandis qu'à l'infirmerie de Glasgow elle n'était que de -4,5 p. 100, et à l'infirmerie d'Aberdeen 3,75 p. 100.

11 est évident qu'en comparant la mortalité des fièvres à des époques et à des endroits différents afin de juger la valeur des différents systèmes de traitement, il est absolument nécessaire de faire entrer en ligne de compte non-seulement l'âge et les autres circonstances dans lesquelles se trouvent les malades (1), mais aussi les espèces de fièvre qui dominaient. S'il n'en est pas ainsi, la comparaison est de peu de valeur. Il est aussi nécessaire de calculer sur des nombres importants. 12 cas de typhus dont on obtient la guérison peuvent paraître un succès remarquable, mais si sur 8 autres cas il en meurt 5, la mortalité totale est de 20 p. 100. Quand on prend des nombres plus considérables, on est frappé de l'égalité qui existe dans la mortalité de chacune des fièvres continues dans des endroits différents.

En Irlande, où la fièvre a toujours sévi avec intensité, la mortalité a été remarquablement faible comparée à celle d'autres pays. Cette circonstance a été notée en 1838, par Cowan, de Glasgow (2). Il s'était appuyé en grande partie sur mon Essai, sur l'étiologie et la mortalité des fièvres (3) ; et un exemple frappant

(1) J.-B. Russell, 18GG.

(2) Cowan, 183S, p. 21.

(3) Murchison, 1858, n° 1.

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