‹ La Fievre typhoideChapitre 88 sur 121 · B. — TÉGUMENTS ET MUSCLES · texte numérisé non relu

B. — TÉGUMENTS ET MUSCLES

J . Décoloration. — La décoloration livide des téguments est moins commune que dans le typhus, et s'étend rarement sur les côtés du tronc si le corps a été couché sur le dos. La face est rarement livide, excepté quand il y a eu des complications pulmonaires. La décoloration des téguments le long des veines sous-cutanées est aussi rarement observée. La coloration verdâtre des téguments couvrant l'abdomen dans les quarante-huit heures qui suivent la mort est aussi plus rare que dans le typhus. Louis et Jenner ne l'ont notée que dans 6 cas sur 46.

2. Eruption. — Les taches rosées lenticulaires ne sont jamais observées sur le cadavre, bien qu'elles puissent avoir été présentes en grand nombre immédiatement avant la mort (p. 112).

3. Les sudamina ne sont pas rares. Jenner les a notées dans 4 cas sur 23 (voir p. 118).

4. Muscles. — Les altérations des muscles volontaires qu'on observe dans le typhus se rencontrent aussi dans la fièvre typhoïde. De même que dans le typhus, j'ai parfois observé des hémorrhagies et des pseudo-abcès dans la substance des muscles, conséquence de la rupture de leurs fibres altérées. Zenker a trouvé dans 11 cas du sang extravasé dans la substance des muscles, et Hoffmann dans 11 cas sur 250. Les sièges principaux de ces extravasalions sont les muscles droits et transverses de l'abdomen, les psoas, et les muscles pectoraux.

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