‹ La Fièvre Typhoïde Dans Le FinistèreChapitre 24 sur 45 · Pottevin, Traité d'hygiène · texte numérisé non relu

Pottevin, Traité d'hygiène

MAT, BE Du reste l'autorité sanitaire (en l’espèce,le Maire) pourrait et devrait user du droit que lui donne la loi de

prescrire quand cela est utile, la mise en bière et Pinhumation d'urgence.

Les ehemins. — A côté des belles routes nationales

et départementales, les chemins vicinaux, leurs frères

pauvres, s’ils n’ont pas l’honneur de recevoir le «rou-

leau à vapeur» ni le tonneau d'arrosage au goudron,

ont du moins la visite du cantonnier qui les maintient dans un état infiniment supérieur à celui que nous décrivaient les chroniqueurs du xvi siècle. Mais les chemins dits d'exploitation rurale qui mènent des chemins vicinaux aux fermes ou qui donnent accès des fermes dans les champs, rappellent encore les infectes bourbiers des siècles passés. Que ce soit dans le nord ou le sud du département, si vous devez aller dans une ferme en saison pluvieuse, préparez-vous à vous embourber jusqu'à la cheville dans de profondes ornières où la boue se mélange au purin qui s'écoule en ruisseaux nauséabonds à une assez grande distance des tas de fumier.

Les Habitations. — Ces tas de fumier occupent toujours à de rares exceptions près, la place d'honneur dans la cour, le plus souvent à la porte même des étables contiguës à la maison d’habitation. La cour, elle-même, est recouverte d’une couche de « litière », ajoncs et feuilles mortes, qui imprégnée de purin, fait éponge sous le pied et n’est en fait elle-même, que le pro-

RTS

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