‹ La Fièvre Typhoïde Dans Le FinistèreChapitre 28 sur 45 · Hilgerman cité par Pottevin (Traité d'hygiène · texte numérisé non relu

Hilgerman cité par Pottevin (Traité d'hygiène

EUVAL V: PHEDe

Nous parlions plus haut des déjections déversées dans les poubelles au mépris des règlements, c’est que beaucoup de logements de ces quartiers pauvres sont dépourvus de cabinets d’aisance.

Et, à ce sujet, nous nous excusons de devoir encore signaler des pratiques vraiment moyenâgeuses dans des villes comme Quimper. Le: système le plus répandu de water-closet consistant en tinettes qui sont de simples baquets découverts, on a chaque matin l’écœurant spectacle de ces débordants récipients directement vidés dans un infect et primitif tombereau : une caisse sur deux roues, qui s’en va cahotant de maison en maison laissant sur les pavés des trainées aussi offensantes pour la vue et l’odorat que dangereuses comme agents de dissémination des bacilles.

Ce n’est pas tout : nombre d’appartements n’ont même pas ces primitives linettes. Aussi chaque soir, à la nuit tombée (il y a peu d’années encore c'était le couvre-feu de dix heures un quart qui en donnait le signal) et chaque matin à l'aube, c’est la procession des seaux « hygiéniques » (si on peut dire) vers les charmantes rivières : l’'Odet et le Steir qui traversent la ville. Il est inutile d’insister sur l’odeur infecte qui se répand alors sur leurs rives, mais songe-t-on aux dangers que présentent l'usage de ces eaux ainsi souillées. C’est ainsi que de nombreux lavoirs ÿ sont

installés en ville même.

Les habilations. — 11 a été beaucoup fait au cours

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