LES VILLES
Les progrès de l’hygiène sont assurément plus marqués dans les villes où l’action des pouvoirs publics est plus grande et plus nécessaire qu’à la campagne où l'initiative privée pourrait suffire. Le percement de rues larges aérées, a amené la démolition de maints taudis remplacés par des maisons spacieuses, bien éclairées, aérées et pourvues de ce « confort moderne » tant souhaitable ; aussi l'aspect
des villes s’est-il heureusement transformé.
Les rues. — Toutefois dans les villes importantes
PE Mer tres Es
DÉPAGNES
comme Brest (Recouvrance) par exemple, il reste encore des quartiers qui, par leur pittoresque font la joie des peintres, mais que l'œil de l’hygiéniste considère avec tristesse. Leurs ruelles sont étroites, mal aérées, malodorantes ; le service de voierie, en général assez matinal dans les grandes artères, ne s’y fait souvent que tard dans l'après-midi, si bien que les poubelles, découvertes le plus souvent, bousculées par les passants, les chiffonniers, les chiens, ont répandu toute la journée leur contenu sur les trottoirs et la chaussée où les pieds des passants les dispersent encore. :
Or, avec les épluchures de légumes et divers débris ménagers, ces poubelles, malgré les règlements et interdictions, contiennent des déjections pullulantes de bacilles provenant du balayage des chambres de malades. Dans ces poussières, les germes infectieux, entre autre le bacille typhique peuvent y vivre jusqu’à ho jours (1) et au moins 3 à 4 jours. Le vent les transporte sur les étalages en plein air, de salades, fruits, et autres denrées cousommées crues.
Une instruction du Ministère de l’Intérieur du 23 juillet 1907 prévoit cependant que le plancher des chambres de malades infectieux doit être lavé avec une solution antiseptique et non balayé. La désinfection des poussières serait ainsi réalisée avant même leur enlèvement. Prescription excellente, certes, mais dont f application estau moins douteuse. .