REPARTITION
#y des casde FIEVRE TYPHOIDE dpns le FINISTERE
compte de cette cause possible d'erreur, il nous faut nous fonder sur les chiffres, certainement exacts fournis par le Bureau Départemental du Service d'Hygiène.
A l’examen de cette carte, nous sommes frappés par une différence évidente entre le nombre des cas de fièvre typhoïde sur les côtes et le nombre des cas dans l’intérieur des terres. Ceci ne tient pas au seul
fait que les plus grosses améliorations du département se trouvent situées sur le littoral. En effet, des centres importants de l’intérieur ne voient que de très rares cas dans leurs limites. Ainsi Chateaulin, malgré sa population de près de 4.000 habitants, n’a pas présenté de cas de fièvre typhoïde déclarés dans ces quatre dernières années ; dans le même laps de temps, on ne note que deux cas à Pleyben, qui a une population de 4.500 habitants. trois cas à Carhaix, commune de 4.300 habitants, deux cas au Huelgoat pour une population de 2.300 habitants.
Sur le littoral au contraire, soit dans les agglomé-. rations placées directement sur la côte, soit dans celles placées à quelques kilomètres de là, nous notons la présence de gros foyers de fièvre typhoïde qui sont loin d’être tous en rapport avec l'importance de la population. Nous voyons dans de petites villes comme Concarneau 71 cas, à Douarnenez 17, à Morlaix 18, à à Camaret 11, à Crozon 10.
A quelles causes peut-on attribuer une telle répar- | lilion des cas de fièvre typhoïde dans notre département ? Il nous a paru intéressant de nous arrêter à l'étude de trois facteurs HCepHte de jouer un rôle important dans celte distribution :
a) Le relief du sol avec ses accidents si nombreux dans le Finistère.
b) La géologie avec ce qui en Aépoule : [les carac— tères particuliers des cours d’eau ;
c) Le voisinage de la mer et ses conséquences.