‹ La Fièvre Typhoïde Dans Le FinistèreChapitre 37 sur 45 · RENE · texte numérisé non relu

RENE

propres à être utilisées comme eau de boisson. Dans

e . . ve LA nos villes, il est vrai, et dans les grosses aggloméra-

tions, la question est résolue et les eaux utilisées ont

été ou captées saines ou purifiées avant leur distribution. Il n’en est pas de même dans les campagnes où les paysans prennent le plus souvent leur eau de boisson au puits de leur ferme. | |

Ceux-ci, le plus souvent très anciens, ont été creusés auprès de la ferme même, en ne tenant compte que de l’avantage fourni par cette proximité. Ainsi les voit-on, dans maintes fermes bretonnes en plein milieu de la cour, entourés des inévitables tas de fumier dont ils ne sont séparés que par une brève

maçonnerie souvent fissurée.

Nul compte n’y est tenu de la nature du sol, et bien souvent, la première eau rencontrée a été d'emblée considérée comme bonne, et rarement les puits sont assez profonds pour permettre d’atteindre une eau pure dans du granit non fissuré. En Bretagne même pourtant, à Rennes, à Quimper, des recherches ont été pratiquées en profondeur par le système des puits de diamants imaginés par Nordenskjold (x), et atteignant l’eau du granit dans sa partie intacte, au-dessous de la zone décomposée, et montrant la

pureté d’une telle eau.

Nul compte non plus n’y est tenu du périmètre de protection et nous avons dit déjà quelle était la propreté de la cour de ferme où a été creusé ce puits,

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