‹ La Fièvre Typhoïde Dans Le FinistèreChapitre 39 sur 45 · Ed. Bonjean : Le Sol · texte numérisé non relu

Ed. Bonjean : Le Sol

NT

dé perméabilité des terrains sur r lesquels se produisent les précipitations atmosphériques et, plus un terrain est imperméable et plus il a de cours d’eau superficiels.

Nous avons vu Die haut, la nature schisteuse et granitique du sous-sol du département et nous ne devons pas nous étonner de l'abondance des étangs et des cours d’eau. Hi :

Dans de tels terrains, les eaux de ruissellement coulent assez longtemps avant de pouvoir s’infiltrer dans le sol et, se réunissant, ils formeront soit un étang, soit un cours d’eau ;et les chiffres de mortalité relevés par P. Brouardel, et rapportés sur les diffé rents terrains géologiques montrent que les plus

fortes mortalités appartiennent aux terrains les moins

perméables et les plus fissurés, ceux sur lesquels les

eaux superficielles ruissellent jusqu’au moment où

elles iront rejoindre, généralement sans épuration suffisante, les eaux d’alimentation.

La plus grande partie des agglomérations du fie nistère (ne faisant pas ici exception à la règle générale) se sont formées de préférence auprès. des cours

d’eau pour emprunter commodément à ceux-ci entre

autres avantages, les eaux d’alimentation. Le plus

souvent distribuées directement sans aucune purifi=

cation, même prises parfois en aval de l’agglomération, ces eaux, utilisées comme eaux de boisson, ne

peuvent donner que des résultats néfastes pour lhy- Fe

giène publique. Detelles installations, de plus en plus abandonnées dans nos grandes villes, sont encore con-

CSA

- servées dans les agglomérations de moindre impor-

tance, quoique peuplées.

Par ailleurs, il est vrai, l’usage que l’on fait de ces eaux de rivière n’est pas seulement alimentaire et il

est courant de voir à Quimper par exemple, utiliser

les eaux du Steir et de l'Odet, à l’arrosage des lé-

gumes susceptibles d’être consommés crus, au blan-

chissage souvent fait sans ébullition, sans parler des

bains que les riverains viennent prendre dans l’Odet en aval de Quimper.

Et ceci pourrait certes, être considéré comme un avantage, si cette eau était pure. Il n’en est point ainsi et nous ne pourrions guère citer de rivières du Finistère ne trouvant pas, dans leur traversée des villes, maintes sources de pollution : descendez-vous le cours de l’Odet ? l’une des premières maisons que

vous trouvez sur ses berges en arrivant à Quimper

est une blanchisserie déversant directement ses eaux de décrassage dans la rivière (et il serait vain de croire que les linges des contagieux ont été désinfectés avant d’y être apportés); plus bas, débouchent des eaux des égoûts de la ville, eaux dont nous n’oserions affirmer la parfaite purification. Nous avons dit déjà quel était le procédé le plus habituel de vidange individuelle et le nombre de seaux hygiéniques qui se déversent dans l’Odet et ses affluents.

Est-il utile de nous étendre plus longuement sur la valeur de tels procédés, et sur la pureté des eaux d’une telle rivière et faut-il ajouter qu'il ne faut pas la considérer comme unique en son genre? Selon

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