‹ La Fièvre typhoïde et les paratyphoïdesChapitre 14 sur 53 · APPAREIL URINAIRE · texte numérisé non relu

APPAREIL URINAIRE

rénale de la fièvre typhoïde. » Ce sont : diarrhée peu considérable; grand abattement; adynamie ; pâleur terreuse des téguments; douleurs lombaires; dyspnée; épistaxis abondantes; phénomènes cérébraux précoces; température très élevée avec refroidissement facile ; haute gravité. 11 existe, du reste, des néphrites aiguës hémorragiques primitives à bacilles typhiques, et certaines néphrites aiguës non hémorragiques,peuvent avoir la même origine.

On n’a constaté que très rarement des néphrites typhiques s’accompagnant d’œdème et d’anasarque. De même les phénomènes convulsifs d’origine urémique sont rares.

Vessie. — On a signalé surtout des cas de relâchement des sphincters avec émission involontaire de l'urine ainsi que quelques cas de rétention nécessitant l’emploi de la sonde. Quelques cas de cystite se traduisant par de la pyurie, avec présence du bacille typhique, ont été rapportés (Vincent, Lévi et Lemierre). Plus rarement on observe un syndrome vésical, d’intensité d’ailleurs atténuée, caractérisé par des mictions fréquentes et douloureuses, de la pesanteur vésicale, du ténesme, des hématuries légères. Les phénomènes peuvent disparaître en quelques jours mais la pyurie peut persister et la bactériurie plus longtemps encore que la pyurie.

L’urine au cours de la fièvre typhoïde. — La quantité d’urine émise par le typhoïdique

■1“ diminue pendant la période d’état ;

2» augmente lentement et progressivement pendant la défervescence. '

5» est abondante au début de la convalescence ; cette polyurie a reçu le nom de « décharge ou crise urinaire ».

Les caractères physiques, la densité et la réaction de 1 urine varient avec la quantité émise. A la période d’état elle présente une teinte bouillon de bœuf à reflets verts, rouges ou bruns (Gubler et Robin). Sa densité est de 1025 à 1 030 et plus. Elle est très hyperacide. A la période de défervescence sa densité s’abaisse à 1017-1019 et peut tomber à 1005-1003 au moment de la crise urinaire.

L’urine devient de plus en plus pâle et limpide à mesure

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qu elle est plus abondante. Son acidité peut s’atténuer jusqu’à l’alcalinité.

L urée augmente pendant la première semaine (28, 57, 62, 78 grammes suivant divers auteurs) ; elle diminue pendant la période d’état, mais reste au-dessus de la normale, au-dessous de laquelle elle tombe à la convalescence.

L'acide urique augmente à la période fébrile ; de la normale 0,40 il peut passer à 7 gr. 30 au dix-septième jour (H. Jones). Il décroît ensuite pour tomber au-dessous de la normale pendant la convalescence.

Les chlorures éliminés par l’urine peuvent être réduits à de simples traces (Murcliison).

Pour Laubry il y aurait des périodes de rétention alteimant avec de petites décharges, prélude des décharges chlorurées importantes de la défervescence. Selon cet auteur, la crise chlorurique de la fin de la fièvre typhoïde se ferait de trois façons :

1“ Décharge brusque et définitive (20 gr. par jour pendant plusieurs jours).

2» Décharge isolée, éphémère suivie d’une rétention très courte ou d’un retour lent et progressif des chlorures à la normale.

5“ Décharge lente, continue, ne se manifestant parfois qu’à la reprise de l’alimentation.

Les phosphates les sulfates peuvent être légèrement diminués.

La fièvre typhoïde est certainement l’infection à lésions intestinales au cours de laquelle on trouve le plus A'indican urinaire.

La leucine et la tyrosine se montrent d’autant plus constamment que le cas est plus grave.

La créatine ne manque jamais.

La toxicité urinaire est augmentée (Roques et Weil). Au point de vue pronostique la crise chlorurique seule paraît avoir une signification : une décharge brusque indique une convalescence à évolution normale; une décharge lente peut faire craindre une rechute.

Diazoréaction. — La diazoréaction, réaction de coloration de l’urine, a été longtemps considérée comme spécifique de la fièvre typhoïde.

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