GLANDES ET APPAREILS DIVERS
Glandes salivaires. — La secrétion salivaire est généralement diminuée, parfois même presque complètement supprimée. On a noté cependant des cas de véritable sialorrhée (Merklen et Milhit). Très rarement, aujourd’hui, après des formes adyna-
miques et prolongées on voit se produire une parotidite le plus souvent suppurée, s’accompagnant de sphacèle, de fusées purulentes et étendues, d’un pronostic sévère.
Le pancréas, le corps thjroïde peuvent être le siège de lésions inflammatoires plus ou moins graves.
Testicule. — Chez des sujets de 16 à 50 ans, au cours de la convalescence d’une fièvre typhoïde d’intensité le plus souvent moyenne, peut apparaître brusquement une orchite simple ou associée à de l’épididymite, ou de l’épididymite isolée.
Les symptômes sont ceux des orchites ourliennes avec épanchement vaginal exceptionnel.
L’évolution se fait en douze jours en moyenne (Ollivier), mais peut être beaucoup plus longue.
Le bacille typhique a été isolé dans ces cas (Vincent).
Ces orchites peuvent suppurer.
Appareil génital de la femme. — On a signalé du gonflement inflammatoire des grandes lèvres, avec suppuration terminale ; de la vulvite ; de la bartholinite ; des hématocèles rétro ou périutérines; des gangrènes de la vulve et du vagin, plus ou moins graves.
Ces accidents sont rares et assez tardifs, pouvant passer inaperçus.
Ganglions. — Tous les organes lymphatiques sont atteints au cours de la fièvre typhoïde ; ganglions mésentériques ou extramésentériques, cervicaux, lombaires, inguinaux, bronchiques, etc.
Les lésions sont sans grands symptômes bien que les suppurations puissent exister au cours de ces adénopathies infectieuses. elles rétrocèdent généralement assez vite. C’est à elles et à leur persistance que l’on peut attribuer la toux quinteuse, coqueluchoïde, qu’on peut observer au cours de la convalescence.
Capsules surrénales. — L’état typhoïde comporte, pour E. Sergent, l’existence de certains symptômes tels que l’abattement, la prostration, l’hypotension qu itrahissent Vinsuf/isance surrénale et dont l’exagération caractérise les formes graves de la maladie, formes adynamiques et cardiaques.
L’insuffisance surrénale aiguë peut se traduire par de l’abaissement de la température et de la tension artérielle, des vomissements bilieux, verdâtres, un abattement profond, des douleurs