‹ La Fièvre typhoïde et les paratyphoïdesChapitre 18 sur 53 · SYSTÈME MUSCULAIRE · texte numérisé non relu

SYSTÈME MUSCULAIRE

L’anatomie pathologique de la myosite typhique est actuellement bien connue, mais les signes cliniques qui la décèlent sont encore bien obscurs. Nous ne connaissons que les lésions qui en sont la conséquence : les ruptures, les hémorragies, les abcès musculaires.

Les ruptures musculaires s’observent à la fin du troisième septénaire et à la convalescence.

Elles peuvent se produire sous l’influence d’un minime effort (toux, éternuement, etc.).

Elles se produisent par ordre de fréquence dans les muscles adducteurs de la cuisse et le psoas, les grands droits de l’abdomen et les petits pectoraux, les transverses de l’abdomen, les muscles de l’épaule et les jumeaux. Elles peuvent passer inaperçues ou bien être signalées par une douleur vive et subite. Uhémorragie qui suit la rupture si elle est peu abondante et profonde, ne se traduit par aucun symptôme, si elle est superficielle se trahit par l’ecchymose.

Df Yincect. 6

Lorsqu’elle est très abondante elle peut donner un hématome mou, fluctuant, avec ou sans ecchymose. Généralement rupture et hémorragie guérissent sans incident mais les lésions peuvent suppurer. Dans ce cas on observe localement de la rougeur de la peau, une fluctuation, un léger mouvement fébrile.

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