MORBIDITÉ POUR
MORTALITÉPOURIOOO
VACCINÉS
VACCINÉS
vaSés
VACCINÉS
Armée anglaise des Indes (1906-
Armée anglaise des Indes (1910).
Armée anglaise (Indes, Egypte,
Malte, Crête, etc.).
Armée anglaise des Indes (1911).
Armée anglaise ( 1914-janvier 1915).
Une inj. : 83 cas.
Deui inj. : 33 cas.
Armée allemande (guerre contre
les Herreros).
Armée améncaine (1910) ....
Armée japonaise.
Armée française, Maroc oriental
Armée française Métropole (1912).
Armée française, Algérie-Tunisie
Armée française, Maroc oriental
Armée française, Maroc occidental
Armée française, Corps d’armée
colonial.
Armée française, épidémie d’Avi¬
gnon (1911).
Epidémie de Paimpol (population
civile, 1912).
Epidémie de Puy-l’Evêque (popu¬
lation civile, 1912).
’Troupes de la Maripe (1913). . .
Armée italienne (1912).
Armée italienne (1913), Cyrénaï¬
que .
Armée italienne (1913), Tripoli-
VACCINAriON.
appliquée, dès 1910. Cette vaccination triple, avec le vaccin du Val-de-Grâce, a protégé à la fois contre les trois maladies les militaires inoculés au Maroc Oriental en 1911.
Les vaccinations avec le vaccin T. A. B. ont été effectuées au Maroc occidental. On connaît l’intensité des infections typhoïdiques et paratyphiques dans ce pays. Les vaccinations mixtes ont eu, contre les trois maladies, un effet immunisant très remarquable d’après les constatations qui ont été relevées, alors que, dans la population civile du Maroc, les non vaccinés, continuent à offrir des cas nombreux et graves. Les troupes françaises envoyées au Maroc au début de la guerre contre l’Allemagne et n’ayant pu être vaccinées en raison des nécessités de cette guerre, n’ont dû qu’à leur vaccination rapide, d’échapper à une grave épidémie commençante, qui s’était manifestée quinze jours après leur arrivée.
De,même les prisonniers allemands, envoyés au Maroc, eussent payé un tribut élevé' à la fièvre typhoïde si la vaccination n’avait arrêté le début de l’épidémie. Leur état sanitaire s’est, depuis lors, maintenu excellent.
En Algérie, la vaccination avec le vaccin triple (T. A. B.) a donné une remarquable immunité aux troupes stationnées dans ce pays si typhogène ; le nombre des vaccinations qui ont été faites avec ce vaccin depuis le 12 octobre 1914, jusqu’en 1916 a été de 100000 (Ed. Sergent et L. Nègre).
L’armée italienne a également mis en usage en 1912 et en 1913, la vaccination par le vaccin triple à l’éther ou T. A. B., en Tripolitaine, en Cyrénaïque, enfin en Italie. Des publications ont été faites par le médecin inspecteur général Ferrero di Cavallerleone, et un Rapport officiel a été communiqué par le Prof. Santoliquido, directeur général de la Santé publique d’Italie.
Les vaccinations ont été effectuées dans ce pays à l’aide du vaccin mixte, T. A. B. à trois injections (vaccination réduite). Les vaccinations ont été pratiquées en deux périodes : septembre 1912 à juin 1915; juin 1913 à décembre 1913. Dans la première, on utilisa les deux vaccins de Pfelffer-Kolle et de Vincent; dans la seconde, presque exclusivement le vaccin T. A. B. à l’éther, préparé à l’Institut sérothérapique de Milan.
Les non vaccinés ont eu, dans le corps expéditionnaire de Lybie, une morbidité de 35,3 pour 1000 et une mortalité de 7,1 pour 1000.
Dans la première période, 4682 injections ont été faites avec le vaccin de Pfeiffer-Kolle, et 11 509 avec le vaccin triple à l’éther.
Dans la seconde, 11 703 injections furent faites.
Les doses inoculées ont été, en prenant pour unité, à l’exemple des bactériologues allemands, l’anse de platine de culture sur gélose (2 milligr.) :
1" inj. 2' inj. 5' inj.
Vaccin Vincent. 0,40 0,S0 1,20
Vaccin chautfé de PfeitTer et Kolle. . . 0,50 1 2
Ce dernier vacoin a donc été inoculé à dose beaucoup plus forte.
La statistique de la morbidité des vaccinés, dans cette région du Nord de l’Afrique si infectée par la fièvre typhoïde, a donné, comme dans l’armée française, à l’intérieur, en Algérie-Tunisie et au Maroc, des résultats très remarquables, et qui font contraste avec la morbidité des non vaccinés.