OBLIGATOIRE
Loi du presque 78Marsm4tousvacci oresçuebM nés sauf
S'i'S ZHm
Lis
ment réduite, n’en a pas moins conféré une protection très importante dans les corps où elle a pu être appliquée dès le début : 5'= corps (Javal), territoire de Belfort (100000 vaccinés, Bousquet), 4® armée, 5= armée, 77' division, 98®, 233', 243', 361', etc. régiments d’infanterie, armée belge.
Avant la guerre, nous n’avons pas à rappeler l’exemple, devenu classique, de l’épidémie d’Avignon en 1911 : 687 militaires non vaccinés eurent 153 cas de fièvre typhoïde et 22 morts, alors que 1366 vaccinés complètement n’ont eu aucun cas de cette maladie. Un jeune médecin, vacciné pendant qu’il était en incubation, a eu un embarras gastrique fébrile suspect. Trois cas légers sont également apparus après la première ou la seconde injection, chez des hommes en incubation et par conséquent, déjà infectés au moment où l’injection était faite.
L’année suivante, la garnison d’Avignon, comprenant 2420 hommes, a été entièrement vaccinée. Elle n’a eu aucun cas de fièvre typhoïde. Il y avait eu chez les militaires de cette ville, de 1892 à 1912 inclus, 1263 cas de fièvre typhoïde, et 118 décès. En 1913, tous ces chiffres furent ramenés à zéro.
Des observations aussi concluantes ont été faites à l’occasion des épidémies militaires de Larissa (armée grecque, 1912), de Marseille, d’Issoudun, de Tours, etc.
A Tours, une grave épidémie de fièvre typhoïde survint en janvier-février 1914. Une seule compagnie du 66' régiment d’infanterie donna 37 cas sur 180 hommes. On vaccina aussitôt cette compagnie et l’épidémie y cessa ; mais elle reprit dans les autres compagnies. En même temps, régnaient la grippe, la scarlatine, les oreillons, la méningite cérébro-spinale. On vaccina néanmoins tout le régiment, ce qui amena la fin de l’épidémie. Celle-ci avait été, par son intensité, presque comparable à celle d’Avignon. Son bilan s’établit comme il suit :