à 1882 Eau ancienne 3<t3pour
Eau nouvelle 2,1
pour 10 000
ni
Fig. 6. — Ville de Rennes. — Morbidité par fièvre typhoïde à 1 pour 10 000 hommes dans la garnison avant et après 1882.
Fig. 7. — Ville de Rennes. — Mortalité par fièvre typhoïde à 1 pour 10 000 hommes dans la garnison avant et après 1882.
typhoïde, et cent soixante-sept décès, soit 343,1 de. morbidité typhoïdique et 43,4 de mortalité typhoïdique pour 10 000 d'effectif en cette période.
De 1870 à 1882 les statistiques de Vétat civil, fort incomplètes, donnaient 13,4 de décès typhoïdiques pour 10 000 habitants en moyenne.
De 1883 à 1892, la statistique de l'état civil, mieux organisée surtout depuis 1886, accuse deux cent quatre-vingt-quatorze décès typhoïdiques soit 4,2 pour 10 000 habitants. La statistique militaire de 1883 à 1892 donne deux cent soixante-quatorze cas typhoïdiques, et dix décès typhoïdiques, soit 67 de morbidité typhoïdique et 2,1 de mortalité pour 10000 au lieu de 343 el43,4 dans la période précédente.
Ces merveilleux résultats dans la garnison sont traduits par les graphiques ci-joints (fig. 6,7, et 8), qui peuvent se passer de tout commentaire. J'ajoute qu'ici, comme à Angoulême, la modification de la f. typhoïde, en ville comme dans la garnison, a été brusque, suivant immédiatement l'arrivée d'eau nouvelle, et qu'aucun autre changement hygiénique dans la ville hepeut prétendre A l'expliquer.
B. Preuves tirées de l'analyse de l'eau. — Le bacille pathogène élanl connu, il a paru naturel de le rechercher dans les eaux inerîmi-
ÉTIOLOGIE.
nées et de fournir en décelant sa présence une preuve irréfutable du rôle de l'eau.
La première tentative heureuse fut faite par Mûrs en 1885, puis Ivan Michaël à Dresde obtinl un résultai analogue. En France MM. Chantemesse et Widal ont inauguré ce genre de recherches sur l'eau d'une borne-fontaine de Ménilmontant, et sur l'eau typhoïgène