‹ La figurante: comédie en trois actesChapitre 101 sur 198 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

madome de Raon... Elle csl, m'a-t-on dit, tout à fait de votre intimité, par conséquent, je présume qu'on peut lui révéler qui je suis... Votre femme après tout... Ma présence est au moins aussi naturelle que la sienne.

HUBERT

Est-ce une critique?

ANNA

Mille fois non!... Ce serait mal à moi de supposer que vous respectez assez peu vos filles pour les mettre daus une situation louclio... Vous ées à Tàge où un homme peut s'accorder une amie sans que nul y trouve à redire; surtout quand Tamie est, si j^d bonne mémoire, assez insignifiante; M, car je rencontrais parfois madame d(BRiàonr*qiràn(ï"éîlë*êtait encore mademoiselle de Mornex. L'ai-je bien jugée?

HUBERT

Hum!... C'est une personne que nous voyons souvent, et» vous savez, quand on se voit du matin au soir, on ne s*occupe guère de l'esprit qu'on a.

ANNA

Rien de plus vrai. Elle a probablement des qualités sérieuses?

Ah oui... Elle a rendu très heureux mon pauvre camarade Raon.

ANNA

La reconnaissance dont vous entourez sa veuve est touchante!... Madame de Raon est sans doute liée avec vos filles?

HUBERT

Oui, et je m'en plains un peu... Ces demoiselles ne sont que trop portées à se donner des allures au-dessus de leur l^e...

ANNA

Et rinfluence d'une femme qui a ses deûts de sagesse n'est pas Tidéal?

HUBERT

Pas trop.

ANNA

Pourquoi favoriser leur intimké?... Il serait si simple de ne pas inviter madame de Raon à la campagne.

HUBERT^ embarrassé.

J'y ai songé... C'est difficile!... Quand on a mis quelqu'un sur un certain pied, il est toujours délicat de modifier...

ANNA, indifférente.

/ Ohl j'ai dit cela... N'y attachez pas d'importance... Tenez, w / ne parlons plus de madame de Raon, vous m'en dites du mal, je finirai par vous croire; j'aurai des préventions contre elle, et jugez combien je serai ridicule si je lui montre la

\ moindre malveillance.

HUBERT

Et puis, je n'en dis pas de mal... Tout au plus une légère objection...

ANNA

Bien entendu. (AUce et Thérèse entrent. Annales arrèU d*an geste.)

Vous permettez, mesdemoiselles, que je dise un mot à votre

père, (a Hubert qu'elle entraine plus loin.) Je COmpte Icur Cacher

\ qui je suis. Soyez également discret. Je redoute par-dessus tout les étalages de sentiments, et cela me désolerait de v(ir le joli souvenir que j'emporterai de ma visite, gâté par une crise inopportune.

HUBERT, amtoement*

Toujours soigneuse de votre précieux repos I

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