SCÈNE X ANNA, HUBERT
HUBERT
Merci, Anna, merci... Pas en mon nom, bien entendu... Mais au nom des enfants... Elles étaient réellement abandonnées... Ah vous me lirez d'une bien cruelle épreuve I
ANNA, très aimable.
Heureuse de vous rendre service.
HUBERT
Un fier service!... Il devenait tellement impossible de conserver ici cette jeunesse, que si vous l'y aviez laissée, j'avais imaginé un petit stratagème. Un beau matin Alice et Thérèse débarquaient â Vienne, fuyant la maison paternelle pour implorer votre protection... Vous n'y auriez pas résisté I...
ANNA
Cest vous qui avez trouvé cela?... Allons donci
HUBIRT.
Ma parol&l
ANNA
Vous le leur avez proposé?
HUBERT
Tout de suite... Pour les calmer... Elles étaient d'une agitation!
ANNA sourit avec tristesse.
Voyez, je mlnquiète de tout...
HUBERT
Vous prenez au sérieux votre rôle de mère.
ANNA
Trop, peut-être... Si mes filles manquaient de confiance... Qui sait?... je serais capable d'avoir du chagrin.
HUBERT
Elles ne seront pas ingrates... quoiqu'elles me plantent là sans abuser des regrets... Il faut être de bon compte : je n'en mérite guère.
ANNA
Oh! vous en mériteriez!... si Tonn^aimait que pour être payée de retour!...
Le cœor gros, elle se dirige Ters le vitrage da fond, et regarde dam la parc.
HUBERT, à pan.
Bon! je n*y échapperai pas!... Voici la révélation de son innocence... La flèche de Parlhe!... Tenons-nous bien!...
ANNA rerient bmaqaeipent.
On a oublié de prévenir Hector que j'emmène les enfants... U devait m accompagner, mais à présent que nous sommes en nombre, je n'ai plus du tout besoin qu'il se dérange... Soyez assez aimable pour aller l'avertir.