ACTE PREMIER. H
régulière, et comment as-tu pu te laisser aller avec une amie de Qaire? Ta sœur pouvait soupçonner, vous sur* prendre!... II y a là un manque de respect pour elle, très vilain, je t'assure... Je ne veux pas te gronder davantage, mon cher Robert, ta vie est si triste I... C'est à regret que je lui mapchande les rares sourires qu'elle rencontre.
aOBERT, BourlanU
Je vois biea que vous n'êtes pas implacable... Et si vous l^nsenties à être franche une seconde, une seule petite se* conde, j'apprendrais que vous êtes contente.
LÀ DUGHBSSB.
Contante que sous mon toit tu aies séduit une jeune femme que j'avais recueillie, une amie de Claire 1
ROBERT
Vos raisons sont excellentes pour trouver que j'ai mal agi, mais, vous avez beau faire, il y a autre chose qui n'est pas triste, et à quoi vous pensez tout le temps.
« LÀ DUCHESSE, Boaritnt.
Suis-je donc si peu maîtresse de moi-même?
ROBERT
Ahl aussi peu que possible!... Tenez, votre regard brille... Apprenez-moi donc ce qui vous cause tant de plaisir?
LÀ DUCHESSE, pensire.
Te le dire!...
ROBERT
Pourquoi pas?
LÀ DUCHESSE, prenant un parti.
Oui, cela peut avoir son utilité... (Après an siiAnce.) Tn ne t'en es donc Jamais aperçu?... j'ai été horriblement malheu*
It LES FOSSILBfi.
reuse. Un moment, je me suis figurée qu'il y avait quelque !^ chose entre mademoiselle Vatrin et ton père... J*étaLs jalousa I et humiliée...
ROBBRT.
Maman !... MaiscTétait moil... Tétais heureux, heureux au possible I... Nous avions du bonheur de quoi remplir la maison... Quand une rivière inonde la campagne, est-ce qu'on voit où est son véritable cours?... Vous étiez dans un débordement de tendresse, sans pouvoir en découvrir la source. ^
Là DUCHB88B.
Tout n'était pas dans mon imagination. Je suisft peu près certaine que Glaire a été hantée des mêmes terribles doutes.
;> Glaire, une nature si dreite, si peu encline à soupçonner le mail... Preuve qu'il y avait au moins des apparences... Un
\y jour, Glaire est venue me trouver, c'était il y a six mois, au plus fort de mon inquiétude... je ne vivais plus, j'allais jusqu'à espionner ton père... Elle m'a dit que la société de mademoiselle Vatrin lui devenait pénible, que leurs caractères ne s'accordaient pas, qu'elle me serait obligée de l'en délivrer. Tout cela en termes très modérés : une jeune fille, tu conçois... La questionner, c'était trop délicat... Seulement, la mesure était comble. Je pouvais risquer mon repos, mais non pas exposer ma fille... Le lendemain, madonioiselle Vatrin était partie.
ROBBRT.
Nous n'y avons pas assez pris garde : Claire est très fière, et je suis désolé qu'elle ait surpris notre liaison... Gar c'est de nous qu'il s'agissait, vous le voyez maintenant.
LA DUGHESSB.
Oui, oui, grâce an ciell... Mais Glaire a pris le change comme moi. A partir de cette époque, elle est devenue subi*