‹ La figurante: comédie en trois actesChapitre 146 sur 198 · ACTE PREHIER · texte numérisé non relu

ACTE PREHIER

U DVCHS88I.

Aveugles, a^gurément,». Nous auroae dee deyoirs à rem* plir envers elle.

LE DUC» IhMCiBi !• ioarca.

Hein?

LA DUCHK9SB.

Qaand ce ne serait pas pour elle, il y a le ûls de Robert que vous n'avez pas rintention d'abandonner, j'imagine ?

LE DUC, sabitenwiit pensif.

Le fils de Robert I

LA DUGHESSB.

En conscience, nous devons veiller sur lni«

LE DUC

Héy qui dit le contraire?... Ce fils... qu'il a... où est-il?

LA DUCRBMB*

Avec sa mère, sans doute. A Paris.

LE DUC, songeur, arec un deml-fouiire.

A Paris... Ne ressentez-vous rien pour cet enfant... une espèce d'envie de... de l'embrasser?... Que diable! il est fils de Robert I

LA DUCHESSE

Voyez, mon ami, comme au fond, vous êtes bon !... Cela m'enhardit à vous avouer une promesse que Robert vient de m 'arracher. Il veut voir Hélène avant de mourir!... J'ai consenti, ^certaine que vous vous laisseriez fléchir... (houto-

œeni du due.) N'CSt-CO paS?

LE DUC, npIdtiiiMit.

Très bien, très bien, c'est sans importance... (ii marche.) Qu'elle vienne, parte, reste, aille se faire pendre, je m'en

t8 .LES FOSSILES.

moque!... C'est Tenfant qui m'occupe 1... (Tenant m planter lea

bnt croliés derant m femme.) En SOmme, Ce u'est pluS Robcrt lO

de/nier des Chantemellel

LA DUGHESSB.

Comment, vous admettez que l'autre ?•••

LE DUC

Que je l'admette ou non, il l'est. ^

LA DUCHESSE

Vous oubliez que la mère...

LE DUC

:^ La boue I... Mais à mesure que j'y réfléchis, pas si méprisable... Sa fécondité me réconcilie...

LA DUCHESSE

Du moins, elle pourrait nous créer de grands embarras si elle cherchait à se faire épouser... Eh bien, il n'en est rien. La conversation de Robert m'a prouvé qu'elle y met une réelle délicatesse... Il est loin de songer & un mariage.

LE DUC, d'one Toix brèTe.

Il y songerait..

LA DUCHESSE, stup6fti{te.

Quoi?

LE DUC

Ce mariage vous parait-il une catastrophe qu'on doive évitera tout prix?

Henri... Vous me faites peur I... Il y a cinq minutes, vous étiez fÂché, ah mais fâché d'une façon terrible!... Maintenant, vous plaisantez ! Ce n'est pas l'heure I

▲GTE PREMIER. î»

LB DUC

J'étais furieux il y a cinq minutes et rien ne prouve que je ne le sois plus... En tout cas, je ne plaisante pas...

LA DUCHESSB.

Gomment voulez-vous qu'on prenne au sérieux?... G*est fou!... Je suis prête à reconnaître qu'Hélène est gracieusOi intelligente, distinguée...

LE DUC, édatant.

Gré tonnerre, toujours Hélène I... Sa distinction... son intelligence... je m'en soucie bien !... Elle vous a faite grand'mère.. Méditez-le et vous reconnaîtrez avec moi qu'il faut les marier.

LA DUCHB88B,

U faut !.

ly

LE DUC

Pour que ce petit enfant paraisse aux yeux de tous ce qu'il est réellement : un Ghantemelle !...

Henri, ne permettez pas celai... Mademoiselle Vatrin dtJ. y venir la sœur de Claire I Oh non, par exemple !..« / ^

LE DUC

Gette idée ne m'est pas agréable... loin de làl... Qu'y faire? Nous souffrirons, vous et moi... Moi plus que vous.. Je veux un petit-ûls, je le trouve, je le prends... ^

LA DUCHESSE

Vous le ramassez I

LE DUC, M Hdiaiit.

Ass^, n'es^ce pas?... Je veux... et quand je dis c veux » il &at être malin pour me fieiire démordre I...

10 LB8 rOSSILBS.

LA DDCRI6SE.

Kn effet, ma Tolonté n'a Jamafs compté auprès de U vôtre... Je^désirafs une autre existence... Si vous avles consenti à quitter vos bois pour vivj» une partie de l'année  Paris, Glaire serait allée dans le monde, y aurait choisi un mari, et ne »*eoronceraît pas dans toutes sortes d*exagé* rations très belles et désolantes 1., Mademoiselle Vatrin n'aurait jamais mis les pieds cbez nous... Robert, au lieu de s'enterrer à la campagne pour s'y pénétrer de la mélancolie du passé, serait probablement marié et ja ne vous verrais pas réduit A introduire parmi nous un p6ti^flls de contrebande...

LE DUC

Charmant I... Je suis cause de tout!... Même si Robert est malade, c'est ma faute I... Eh bien, ma chère, puisque ,ma volonté a été funeste, j'entends qu'elle répare ses torts... Robert épousera mademoiselle Vatrin, tenez-vous-le pour dit... Je ne me laisserai pas contrarier par les femmeit en une pareille question I...

iA DUGBESSi;.

Par bonheur, Robert n'est pai un timide... Il comprend

la chose comme moi, et vous n'aurez pas raii^n de sa résistance comme de la mienne... Cest un homme I...

Ll DUC.

Il consentira.

LA DUCHESSK.

Non!

LB DUC

Le voici qui va nous mettre d*aocord«

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