ACTE TROISIÈME
pas!... (Françoise se jette à son cou et reste serrée dans ses bras pendant qu'il achève de parler à Henri.) Ayez
bien soin de ma chérie, n'est-ce pas?... Sa fermeté et sa vaillance font illusion... Empêchez-la de se renfermer en elle-même... Si vous l'obligez une fois à ouvrir son cœur, ce sera un enchantement, rien ne pourra plus vous détacher d'elle. . . Soyez un grand ministre gouverné par sa femme... Car il faut que chacun ait sa petite part d'autorité... Rares sont les philosophes qui se contentent d'être maîtres de leur seule conscience... Tenez, voilà moi... je n'ai pas comme vous, la chance de guider les foules,., mais, à Toccasion je suis très sensible au plaisir de faire manœuvrer deux ou trois personnes, et lorsqu'elles sont arrivées précisément au point qu'avait marqué
ma volonté, (il pousse tout doucement Françoise dans
les bras d'Henri.) je suis fort satisfait... A bientôt^ mes amis, allez vous dire de douces choses, je retourne à mes préparatifs de voyage !
Il s'éloigne.
Rideau.