‹ La figurante: comédie en trois actesChapitre 77 sur 198 · ANNA, HECTOR · texte numérisé non relu

ANNA, HECTOR

HECTOR, suit des yeux Franz qui iort. ^

Lourdaud, mais Fair d'un bon homme. Dire que j'ai eu \ envie de le tuer la première fois que je Tai vu! — )

ANNA

Je m'en apercevais bien, vous rouliez des yeux féroces dès qu'on m approchait... Sans cela, je vous aurais peut-être épousé... Vrai, c'est la terreur d'avoir un mari jaloux qui m'a fait reculer... Vous avez eu de la chance ! / ^

riNVITÉE.

HECTOR

Et beaucoup de chagrin.

ANNA

M. de Grécourt a été malheureux avec moi.

HECTOR

C'est vrai... Mais quand on demande la main d'une jeune fille, on ne sait pas d'avance ce que sera son mari... J'étais si toqué de vous ! Hubert ne l'a sûrement pas été autant, j'ai assez tourné autour de votre ménage pour l'avoir observé comme il faut... Eh bien, Hubert n'était pas à son aiïaire... Avec moi, vous n'auriez pas eu la tentation de regarder çà et là. Il fallait m'épouser. C'était une occasion unique... Une femme n'est pas aimée deux fois de cette façon-là.

ANNA

Grâce pour mes erreurs. Mon existence est bâclée, une croix dessus, et parlons de chosês'plus paTpitanles.' Depuis ma séparation et mon départ de France, je n'ai plus rien su... Pas une lettre, pas une visite... Que sont devenus mon mari, mes enfants? Ayant repris ici mon nom de jeune fille, je ne me gênais pas pour interroger sur eux les attachés d'ambassade qui me faisaient danser. J'obtenais ainsi de vagues renseignements. Dites, que s'est-il passé après mon départ? Vous, que jusque-là rien n'avait découragé, vous m'en avez donc bien voulu ? Cesser ainsi du jour au lendemain de me connaître !

HECTOR

-^ Votre mari a répandu le bruit que vous étiez folle. Je l'ai cru comme tout le monde, comme vos filles le croient encore...

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