SCÈNE IV THÉRÈSE, ALICE, ANNA, HECTOR
Hector accompagne Anna. Celle-ci, d'un regard, inspecte d'abord l'appartement. A] rès avoir constaté l'absence de ioa mari, elle examine curieusement ses filles.
HECTOR
Bonjour, fillettes!... On ne demande pas comment vous allez : quelles mines florissantes ! J'amène une vieille amie de la famille. Elle vient de loin pour vous connaître.
ALICE et THÉRÈSE tendent successivement la main à Anna, en disant
Bonjour, madame.
Un silence.
HECTOR, après avoir vainement atteadu la réponse d'Anna.
Votre père est sorti?
THÉRÈSE
Il est à la pêche. (le montrant du geste.) On le voit d'ici...
Anna passe devant Hector et s'approche vivement du vitrage. Thérèse la suit et complaisamment la renseigne.) Regardez M-baS 00 poiut blaUC qui
s'agite au bord de la rivière, c'est son chapeau... contre la touffe de saules d'un vert plus foncé que les autres.
Je vois maintenant... Il faut savoir que c'est lui.
THÉRÈSE
Je vais le faire chercher... Avant dix minutes..*
dd LUNYITÉE.
ANNA l'ioterrompl viycmcnt.
Non surtout (as!... Je serais désolde de le déranger; d'autant que, c'est vrai, je viens de loin pour vous connaître, et le temps que nous passerons ensemble ne sera pas perdu ; le mien, du moins, car je dispose bien légèrement du vôtre.
ALicp.
'Oh! madame, nous en avons à revendre, en particulier aujourd'hui.
ANNA
Vous n'avez pas de monde à demeure?
THÉRÈSE
Rien qu'une amie, madame de Raon ; mais ça ne compte pas. Elle est pour ainsi dire de la maison.
ALICE, à Anna.
Vous offrirai-je de vous conduire dans votre chambre?
ANNA
Bien volontiers... (a Thérèse) J'espère, mademoiselle, vous retrouver dans un instant.
Certainement, madame.