NUIT SUR LA MER
Alors que ce steamer tangue et roule sur l’eau, Moi, bien couchée et seule en face du hublot Qui, parmi l’ombre, épanouit son œil unique,
Jg sons vivre sous moi la forme océanique.
De bâbord à tribord et d’amont en aval. Heureuse démonter la mer comme un cbeval. Ma poitrine se gonfle et bat, car 1 héroïsme De mon âme native est à son paroxysme.
A nous le rêve obscur que nous fîmes souvent ! A nous l’ivresse, â nous fécume, à nous le vent Cette nuit, je voudrais le bonheur et la rage De mourir en riant dans 1 horreur du naufrage !