‹ La figure de proueChapitre 124 sur 141 · EN FORÊT DE BROTHONNE · texte numérisé non relu

EN FORÊT DE BROTHONNE

Nous aurons tant aimé notre grande Brothonne, Ses pins nerveux, si bruns, si rouges et si roux Qu’ils semblent revêtus d’une éternelle automne. Ses hêtres de lumière aux troncs lisses et doux.

Un grand frisson toujours a couru dans nos moelles D’entrer dans l’odorante et verte obscurité Où filtrent jusqu’au sol ces taches de clarté Qui remuent dans la mousse ainsi que des étoiles.

Les rosaces du ciel pris entre les rameaux Et Télan biaisé des branches principales Récitaient la prière inouïe et sans mots De la grande forêt, mère des cathédrales.

AU pour

Et, lorsque, insinuant et rouge, un soleil bas Glissait avec le soir à travers les hêtraies,

Que les troncs élancés craquaient comme des mâts, Que les ombres barraient les chemins de leurs raies.

Bien souvent, égarés dans le silence vert Où chuchotent l’histoire et les contes de fée.

Nous attendions, dans la bruyère ébourillee.

De rencontrer Merlin ou le roi Dagobert...

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