SOIR DE TUNISIE
Cette lune levée au-dessus de l’avoine Brille à l’horizon comme une sardoine
Au bout de la moisson africaine, la mer Continue au loin comme un champ plus clair.
Un palmier, verticale unique, étend ses palmes Parmi ces épis et ces vagues calmes.
Quant à nous, écoutant quelle sera la voix Des champs, de la lune et des flots qu’on voit.
Nous n’entendons, dans tout l’espace, quele verbe D’un grillon qui chante au bout d’un brin d’herbe.