BERCEMENT POUR MA SIESTE
L’été pousse sur nous, du fond de l’Orient,
Son étincelante marée.
Que tes rideaux soient clos sur le dehors brillant. Et que ta sieste soit comme une mort dorée.
L’ombre chaude est sur toi. Tes colliers sont éteint Prends ta nuque dans tes mains vides ; Endors-toi dans tes ongles teints.
Le front rose et les pieds Livides.
Laisse soyeusement épouser ton contour Tes deux robes asiatiques.
Et panteler encore un souvenir d’amour Dans tes narines pathétiques.
PREMIER ISLAM
Dors. Je veux qu’un sommeil tellement merveilleux Pénètre tes veines bleuâtres Que tu sentes tomber lourdement sur tes yeux Les paupières de Cléopâtre...