SEULE EN FORÊT
Seule en forêt, sans yeux pour profaner les transes Du mystère, je veux le plus beau des étés.
Je serai couronnée, à travers les essences, '
De chèvrefeuille en fleurs et de cheveux nattés.
Je suis un petit faune ivre de sève verte.
Evohé ! Evohé ! Les chênes sont humains !
Pour découvrir en eux l’hamadryade offerte,
A tous j'écarterai l’écorce avec mes mains.
J’aime! J’aime ! Et l’amour des êtres m’effarouche.. Mais, depuis tant de nuits que je t’ai dans le sang. Nature ! reçois donc, dans ce cri de ma houche.
Mon désir, mon respect, mon cœur d’adolescent!