‹ La figure de proueChapitre 51 sur 141 · SEULE EN FORÊT · texte numérisé non relu

SEULE EN FORÊT

Seule en forêt, sans yeux pour profaner les transes Du mystère, je veux le plus beau des étés.

Je serai couronnée, à travers les essences, '

De chèvrefeuille en fleurs et de cheveux nattés.

Je suis un petit faune ivre de sève verte.

Evohé ! Evohé ! Les chênes sont humains !

Pour découvrir en eux l’hamadryade offerte,

A tous j'écarterai l’écorce avec mes mains.

J’aime! J’aime ! Et l’amour des êtres m’effarouche.. Mais, depuis tant de nuits que je t’ai dans le sang. Nature ! reçois donc, dans ce cri de ma houche.

Mon désir, mon respect, mon cœur d’adolescent!

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