‹ La figure de proueChapitre 65 sur 141 · EFFUSION · texte numérisé non relu

EFFUSION

Puis-je savoir combien je t’aime, blonde automne Qui fais battre mon cœur si fort?

Faudra-t-il que toujours, me ravisse et m’étonne Le retour de ta lente et magnifique mort ?

Te voici donc ! Je cours à toi tout éperdue De t’adorer comme quelqu’un,

De t’avoir reconnue à ton fatal parfum

Comme une amie absente et qu’on croyait perdue

O chère ! Je voudrais te preudre sur mon Cœur,

Et ne puis, sur ma bouche douce.

Que coller cette feuille ardente, rouge et rousse, Aussi belle, ou, plutôt, plus belle qu’une fleur.

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