‹ La figure de proueChapitre 85 sur 141 · A TRAVERS L’AIR DU SUD · texte numérisé non relu

A TRAVERS L’AIR DU SUD

A travers l’air du Sud qui dessèche les bouches, Venus vers un Avril déjà gonflé d’épis,

A Kenadsa, nous reposer sur des tapis

Dont un esclave, indolemment, chasse les mouches.

Voir, par les arcs outrepassés, dans les pavots Des jardins sur lesquels va se lever la lune.

Les nègres, duvetés comme des belles prunes.

Passer sous la blancheur des orangers nouveaux*

S’attarder, pour un jour ou pour toute la vie,

Dans la demeure fraîche et l’éternel été.

Où l’on peut s’en venir mourir, à bout d’envie^

De soleil, de silence et de fatalité.*.

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