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Dieux ! le f.iUil mnie 1
TllKtHXt.s, d'un ton mnlmviuf.
De NOS einbrassernents prolongez la douceur ; (Jui , >ieillaril , dans les bras MTre Ion successeur . Celui qui, ce matin , devant la Grèce entière , A vu de tes honneurs sa jeunesse héritière , El qui , rival obscur , dès ses premiers essais . A fait s'évanouir tes antiques succès ! D'un bai.s4>r maintenant tu levais son outrage. () touchante candeur , plus digne d'un autre Age ! Tu n'as donc pas compris , homme des premiers temps , Ce qu'osèrent sur toi ses projets insultants !
soPiior.i.F.
ihw (lit cet iuj|)Osteur !
riIKOCLÈS.
Non , tu n'as pu comprendre , Sous le fer des bourreaux alors qu'il vint te prendre .
Que dans son dévoùment il ne songeait qu'à lui , Qu'il le sauvait hier pour te vaincre aujourd'hui !
SOPHOCLE
Tu mens , prêtre !
THÉOCLÈS.
Tu fus le taureau qu'on réserve Afin de l'immoler aux fêtes de Minerve , Et qui , paré de fleurs et digne de l'autel , Va , sans l'avoir prévu, subir le coup mortel. D'un cœur ambitieux comprends mieux la malice : Quel rival eût voulu te soustraire au supplice , Si ce n'est pour pouvoir , double triomphateur , Du front sauvé par lui dépasser la hauteur !
SOPHOCLE
Tu mens , prêtre !
ESCHYLE
Oh ! tais-toi !
THÉOCLÈS.
Je me tais ; mais , sans doute , D'autres te rediront ce discours sur ta route ; Il n'est pas une voix dans toute la cité , Il n'est pas un écho qui ne Tait répété ! ESCHYLE , sourdement.
Que dit-il ? quel soupçon il jette dans mon àme !
MÉGANIRE.
Nul ne punira donc tant d'audace !
SOPHOCLE
Homme infâme !
Prêtre qui fais douter s'il existe des dieux !
ACTK IV. 89
Je coiinaissais hier tes (Times rxlieiix . Hier je les rouvris d'une folle imlul^ence. Mais il est teni|>s eiicor (riiivo<|ucr la vengeance , El je cours au S4>nat , s.'iiis ajourner plus loin , llévéler des forfaits dont je fus le témoin !
H> nu (^UATKIbMK ACTE.
A I ILLE D'KSCUYI.K. 91