ACTE IV h
() nialhour ! ù revers dont mon orgueil d'ifKlign«' ! Elicor , sij'av.iis eu (fiirlquo rival iiisif;tie , ScHilcini'Ul l'ratin.LS , Clin'rilo ou i'hriiiicus , Lutteurs ((ue nion génie a tant de fois vaincus ! Mais non , un inconnu fut mon vainqueur superiK* : I/O géant fut dompté |iar un lutteur imt)erbe . lAf coloss4* or;4tiL'illeux , douze fois Irioiiiph.int , A dû courber le front sous le pied «l'un enfant !
mm;amrr fi fMirt.
Pn^tcz-nous , dieux puiss^uils , votre appui tutélaire : EtoulTe/ dans son cœur cette ardente colère.
SOl'iKx.l.F. ^/f intime.
Kt ne |K?rmettez pas que son re>sentimenl De l'imprudent vainqueur se venge sur l'amant !
1:^:11 Y LE , astis , se croyant toujours seul. Cet enfant , je le liais ! — Devant l'aréoiwige Sa |)arnle (K)ur moi du s;dut fut le gage ; (^>ue m'importe 1 i'ourquoi vint-il me secourir ? ^'e valait-il pas mieux qu'il me laiss«U mourir ?
; // «e lève. ) Je hais co conquérant qui m'a pris mon royaume ! Par lui , je ne suis plus (pj'une ombre , qu'un fantôuie , Quelque chose de moins. Do uies concitoyens J'évite les regards ; — je voudrais fuir les miens. D'un si honteux revers <|ue |)ensera la Grèce î Qu'en diras-tu , ma lille , ô ma seule tendresse , Onaiiil je rcjurallrai dcv.uil tes yeux surpris . Le frniif iltrituroiinc lie mes rayons llelris ! MLGA.MHI-: , se précipitant vers lui.
() mon père ! à vos pieds votre lille inclinée
Dira que tout reVers tient à la destinée ;
Qu'en vain l'aveugle sort vous trahit en ce jour ,
Et que votre malheur fait croître mon amour.
ESCHYLE
Malheureuse enfant.. Mais , à mes yeux qui se montre? Sophocle ! est-ce bien lui , dis-moi , que je rencontre?...
MÉGANIRE.
Oh ! daignez regarder d'un œil plus adouci...
ESCHYLE
Et si c'est lui , réponds , que vient-il faire ici ?
MÉGA.NIRE.
Il apporte à vos pieds le prix de sa victoire.
SOPHOCLE un genou à terre.
Il vient vous demander le pardon de sa gloire.
ESCHYLE
Que d:s-tu !...
SOPHOCLE
Je VOUS dis que , penché devant vous , O sublime vieillard, j'embrasse vos genoux; Je vous dis qu'à vos pieds humblement je viens mettre La palme que je dois à mon auguste maître. Tout poète vers vous revient s'humiliant , Ainsi que tout rayon retourne à l'Orient ; Comme à la vaste mer tout fleuve , sorti d'elle , Rapporte le tribut de son urne fidèle ; Enfin , comme tout fils , issu de noble sang , Courbe devant son père un front reconnaissant.
ESCHYLE , touché.
Enfant, relève-toi....
( Sophocle se jette dans les hras d'Eschyle. )
AcrrK IV. K7
SCkSK V.
Lrs MtHT^ . THK«m:lKS.
TllMM I I > . l'iiiifih,,, n distnnrf
Morvoilli'iiM» li.iriiioiiii' !
Thôocles !...
Théoclès !.
► M MVI K.
sopitocLi:.