‹ La fille d'EschyleChapitre 28 sur 36 · ACTE IV h · texte numérisé non relu

ACTE IV h

() nialhour ! ù revers dont mon orgueil d'ifKlign«' ! Elicor , sij'av.iis eu (fiirlquo rival iiisif;tie , ScHilcini'Ul l'ratin.LS , Clin'rilo ou i'hriiiicus , Lutteurs ((ue nion génie a tant de fois vaincus ! Mais non , un inconnu fut mon vainqueur superiK* : I/O géant fut dompté |iar un lutteur imt)erbe . lAf coloss4* or;4tiL'illeux , douze fois Irioiiiph.int , A dû courber le front sous le pied «l'un enfant !

mm;amrr fi fMirt.

Pn^tcz-nous , dieux puiss^uils , votre appui tutélaire : EtoulTe/ dans son cœur cette ardente colère.

SOl'iKx.l.F. ^/f intime.

Kt ne |K?rmettez pas que son re>sentimenl De l'imprudent vainqueur se venge sur l'amant !

1:^:11 Y LE , astis , se croyant toujours seul. Cet enfant , je le liais ! — Devant l'aréoiwige Sa |)arnle (K)ur moi du s;dut fut le gage ; (^>ue m'importe 1 i'ourquoi vint-il me secourir ? ^'e valait-il pas mieux qu'il me laiss«U mourir ?

; // «e lève. ) Je hais co conquérant qui m'a pris mon royaume ! Par lui , je ne suis plus (pj'une ombre , qu'un fantôuie , Quelque chose de moins. Do uies concitoyens J'évite les regards ; — je voudrais fuir les miens. D'un si honteux revers <|ue |)ensera la Grèce î Qu'en diras-tu , ma lille , ô ma seule tendresse , Onaiiil je rcjurallrai dcv.uil tes yeux surpris . Le frniif iltrituroiinc lie mes rayons llelris ! MLGA.MHI-: , se précipitant vers lui.

() mon père ! à vos pieds votre lille inclinée

Dira que tout reVers tient à la destinée ;

Qu'en vain l'aveugle sort vous trahit en ce jour ,

Et que votre malheur fait croître mon amour.

ESCHYLE

Malheureuse enfant.. Mais , à mes yeux qui se montre? Sophocle ! est-ce bien lui , dis-moi , que je rencontre?...

MÉGANIRE.

Oh ! daignez regarder d'un œil plus adouci...

ESCHYLE

Et si c'est lui , réponds , que vient-il faire ici ?

MÉGA.NIRE.

Il apporte à vos pieds le prix de sa victoire.

SOPHOCLE un genou à terre.

Il vient vous demander le pardon de sa gloire.

ESCHYLE

Que d:s-tu !...

SOPHOCLE

Je VOUS dis que , penché devant vous , O sublime vieillard, j'embrasse vos genoux; Je vous dis qu'à vos pieds humblement je viens mettre La palme que je dois à mon auguste maître. Tout poète vers vous revient s'humiliant , Ainsi que tout rayon retourne à l'Orient ; Comme à la vaste mer tout fleuve , sorti d'elle , Rapporte le tribut de son urne fidèle ; Enfin , comme tout fils , issu de noble sang , Courbe devant son père un front reconnaissant.

ESCHYLE , touché.

Enfant, relève-toi....

( Sophocle se jette dans les hras d'Eschyle. )

AcrrK IV. K7

SCkSK V.

Lrs MtHT^ . THK«m:lKS.

TllMM I I > . l'iiiifih,,, n distnnrf

Morvoilli'iiM» li.iriiioiiii' !

Thôocles !...

Théoclès !.

► M MVI K.

sopitocLi:.

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