SCÈNE m
RAllON , l.ATIIOniI.MKIU-, LATiiuniLi lÈni:.
S.iblcr le L'luin|>:l(;DC à jjleiu verre , Aimrr NaïK'ttu un Jeatiiieioii , Ton tou, tuii ton , ton ijinc, Inii ion ! Kcler l'amour, la bouiie eiit-rr, Du siècle viiil^ le bon ion , Ton Ion, ton laiuc, ion Ion '
Lorsque viciulra riicure suprcntc Uii j'irai souper cliei Pliilon , Ton ion , ion Ion , lou laine , i< ii Km ! De peur d'arriver en rarénie, J'cininènerai mon inai'inilon .
Ton inn. Inn tn'ur. Inii ton*
UAitu> , avec une dignité comitinr.
Salut au gros Agamemaon.
LATHOIIILLIÈIIE , déclaïaanl.
-■ Oui , e'esl Ag:imemnon , c'est ton roi qui t'éveille. - Paresseux ! à onze heures encore en robe de chambre! que faisais-tu donc là? Cne auln- Andrienne ou un nouvel Homme h bonnes furtunes ?
Peut-être: d'ailleurs, je me couche si tard..! hier, après la comédie, j'ai soupe avec deux femmes charmantes.
LITIIORILLIÈRE.
Rien que ça... eh bien ! moi , j'ai soupe avec douze ï
mnoN.
Tu plaisantes.
LATUOIIILI.IÈRE.
Tout le magasin de mademoiselle Barbin , li marchande de modes de la cour; nous n'étions que trois pour croquer ces jolies poulettes! BAnoN.
Et qui donc composait, cet heureux triumvirat?
LATUOniLLIKRE.
Tous );ens de la plus h.nute volée : le comte de Narbonne, colonel du régiment de la reine; I,chevalier de Grainmont , lieufenant-gcnéral ilii . lîéarn , et moi , .leau-Fraiiçois Lenoir de la Tho. lillière, gentilhomme bérichon, ancien officier du gobelet, maintenant comédien du roi, et auteur iV Antoine ci Cléopntre, une tiagéùie superbe ! c|ui est tombée ;"i plat le jour de la première représentation.
BAIIO^.
Comment! vous, des gens de qualité, donnr i dans les grisettes... ah ! H !
LATHORILLIÈRE.
Que veux-tu, mon cher! elles sont follesile moi ; elles m'appellent toutes leur gros chat. .AlK : Oui . l'or est une chimère (de noliEllT-LE-l)i>air
Vivent, vivent les griseiies
\u teint frais, aux jolis yeux .
.\vec de telles conquêtes
On est certain d'être lieureux 1
.Sans gèae on peut rire et boire.
On pciu les aimer sans lantjiijr;
.Avant de chercher la gloire , Toujours je cherche le plaisir!
Vivent, vivent les j>risettes, et<-.
Des marquises, des duchesses, .l'estime fort la qualité;
Ponrlant, en fait de maîtresses , .l'aime ciicor mieux la quantité.
Vivent, vivent les grisettes, etc.
\ propos de conquêtes, il parait qu'hier, \i l'hiitel de Bourgoj^ne, nous eu avons encni ilait une ilélicicusc.
lup.o.v.
lî.di ! tu crois '.' ■
r,A FILLE DF. DOMINIQUE.
Mi
LATllOlilLLlIif.K.
Oui , iiioii ulier, et même «ne femme de ((ualilé. On m'a dit que dans notre fameuse scène du quatrième note li'lplngenie en Aiilide elle n"U3 avait trouvés si beaux, si pathétiques, qu'elle en a perdu connaissance , et quesespens ont été obligés de la reconduire dans cet état jusqu'à son carrosse.
Binos.
Eh bien ! cela t'étonne, loi? Ce n'est pas la première fois nue ces dames nous font l'honneur d'avoir un cœur sensible , va... Mais étaitce là le sujet de ta visite?
LATHORILI.IÈRE.
Pas tout-à-fait ; je venais te prévenir que c'est aujourd'hui jour de comité, et qu'en ma qualité de secrétaire j'ai convoqué chez toi tous nos camarades : Monfleuri, Raisin, Lathuilerie, Le- [;rand, mesdemoiselles Duparc et Champmêlé, etc. Nous aurons à décider, séance tenante, quelle sera la comédienne admise aux débuts
lour remplacer mademoiselle Petit dé Beau- «hamp, qui se retire à Pâques. Il y a plusieurs ilemandes.