‹ La fille de ioroChapitre 15 sur 98 · SCÈNE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE CINQUIÈME

Tout courant, haletante de fatigue et d'effroi, couverte de poussière et de ronces, pareille à la proie chassée par la meute, une femme au visage entièrement caché sous un mantel entrera par la porte ouverte et se réfugiera dans un coin, du côté opposé à celui des époux, près du foyer inviolé.

L'inconnue.

ent de Dieu, vous, sauvez-moi !

La porte ! Ferme:ç la porte !

Mettez les barres ! Ils sont beaucoup,

ils ont tous leur faucille. Ils sont fous,

fous de soleil et de vin,

de mauvais désir et de fureur...

Ils veulent me prendre, moi

créature de Christ, moi

infortunée qui n'ai pas fait de mal.

Je passais. J'étais seule sur le chemin.

Alors les cris, les insultes,

les mottes lancées, la course...

Ah ! ce sont des chiens furieux.

Ils veulent me prendre. Ils vont

me mettre en pièces, infortunée.

Ils me cherchent. Cent de Dieu,

sauvez-moi ! La porte, fermez

la porte! Ils sont fous. Ils entreront.

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