‹ La fille de ioroChapitre 32 sur 98 · UNE AUTRE VOIX · texte numérisé non relu

UNE AUTRE VOIX

N'avance pas, La^aro, n'avance pas !

Le pâtre sursautera. Se redressant, se protégeant les yeux avec les mains, il guettera dans la lumière de midi.

Candia et le chœur des parentes.

Virgo veneranda, ora pro nobis.

Virgo predicanda, ora pro nobis.

Virgo potens, ora pro nobis...

Père, père, qu'as-tu ? Pourquoi portes-tu ce bandage? Tu saignes, père. Allons, dites, vous, hommes de Dieu ! Qui l'a blessé ?

Lazaro di Roio se présentera devant la porte, la tête bande'e, soutenu aux aisselles par deux hommes vêtus de lin comme les moissonneurs. Candia interrompra la litanie par un cri et se relèvera d'un bond, regardant.

Attends, père. La croix est sur le seuil. Tu ne peux passer sans te mettre à genoux. Et, si le sang est injuste, tu ne peux passer.

Les deux hommes soutiendront le blessé chancelant, qui ploiera les genoux.

Candia.

0 mes filles, mes filles, c'était vrai, cétaii

vrai !

Pleurons, mes filles. Le deuil est sur nous.

Les filles embrasseront leur mère. Les femmes de la parenté poseront à terre les corbeilles, puis se relèveront. Mila di Codra ramassera son

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