‹ La fille de ioroChapitre 38 sur 98 · ACTE IL — SCÈNE I. jg · texte numérisé non relu

ACTE IL — SCÈNE I. jg

je te mettrai sur ma mule. Et nous irons avec Vespérancey vers Rome la grande.

MlLA.

Moi, il convient que faille du côté opposé, avec mes pieds lestes et sans l'espérance.

Aligi, tourné vers la vieille qui dort.

Anna Onna, vite éveille-toi, vite lève-toi, et va me chercher de Vellébore noir, que je rende la raison à cette créature!

e t'emporte pas, Aligi. Car, si tu

t'emportes aussi contre moi, comment vivrai-je jusqu'à ce soir? Sous ton talon je ne ramasserai pas mon cœur.

Aligi.

A ma maison je ne retournerai qu'avec toi, avec toi, fille de Jorio, Mila di Codra, mienne par sacrement.

MlLA.

Et je passerai donc, Aligi, ce même seuil

ail fut posée la croix de cire?

Et un homme y apparut, qui saignait;

et alors le fils de cet homme dit :

« Si le sang est injuste, tu ne peux passer. »

C'était à midi, la vigile

8o LA FILLE DE JORIO.

de la Saint-Jean. C'était la moisson.

La faucille est en paix accrochée à la muraille;

le grain repose dans les greniers,

tandis que la douleur semée lève.

Cosma s'agitera dans son sommeil, gémissant.

Mais sais-tu qui te conduira par la main?

Cosma, criant.

Ne le délie!f pas I Non, non, ne le délie^ pas !

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