OSMA
e n'ai pas appris la sagesse, jeune homme, et je n'ai pas même l'entendement qu'a le caillou sur le chemin du pâtre.
Aligi.
O Cosma, homme de Dieu, consens à m'écou-
ter.
Je t'en prie par F Ange qui est enferme dans ce tronc, et qui n'a pas d'oreilles, et qui
entend !
COSMA
Parle des paroles droites, pâtre; et ta confiance, mets-la, non en moi, mais dans la sainte vérité l
Malde et Anna Onna se réveilleront et se dresseront sur le coude pour écouter.
Aligi.
Cosma, ceci est la sainte vérité.
De la plaine de Pouille je revins à la montagne
avec mon troupeau, lejour[du Corpus Domini.
Dès que feus choisi le lieu du parcage.
Je descendis à la maison pour mes trois jours.
Et à la maison je trouve ma mère
qui me dit : « Mon fils, je veux te donner
une femme. » Je lui dis : « Mère, f observe
toujours ton commandement. » Elle me dit :
« Bien; voici ta femme. )> On fait les épousailles. La parenté vient et accompagne l'épousée jusqu'à la porte. Moi, j'étais comme un homme sur Vautre rive d'un fieuve, qui voit les choses au delà de l'eau, et entre lui et les choses voit passer l'eau qui passe éternellement. Cosma, ce fut le dimanche. Je n'avais pas bu de pavot dans mon vin.
Et cependant, pourquoi un si grand sommeil est-il venu sur mon cœur oublieux?