ACTE IL — SCÈNE III. gi
aussi. Du seuil, le saint se tournera vers son hôte.
e m'en vais avec Dieu, pâtre Aligi. Sois récompensé du confort que j'ai eu dans ta retraite. On m'a appelé et fai répondu. Avant de prendre la voie nouvelle, considère la loi.
Qui pervertit la voie sera brisé.
Garde le commandement de ton père.
Suis l'enseignement de ta mère.
Tiens-les toujours attachés sur ton cœur. Et que Dieu guide ton pied, pour qu'il ne
soit pas pris dans les lacets et n'achoppe pas dans le brasier.
Aligi.
Cosma, as-tu bien entendu ? Je suis pur. Je ne me suis pas souillé, mais j'ai eu foi. As-tu bien entendu les signes que le Dieu très haut a envoyés vers moi ?
Je m'adomie à ce qui est juste, et je me mortifie.
Cosma.
Je te le dis : interroge ton sang, avant de conduire avec toi l'étrangère.
Une voix, criant du dehors.
Ne tarde pas, Cosma ! Il va le tuer.
g 2 LA FILLE DE JORIO.
CosMA, s'adressant à Mila,
Paix à toi, femme. Si le bien est en toi, fais qu'il coule de toi comme tes larmes, sans qu'on l'entende. Je reviendrai peut-être.
Aligi.
Je m'en vais avec toi, je te suis : car Je n'ai pas dit tout.
Mila.
C'est vrai, Aligi : tu n'as pas dit tout ! Va sur le chemin et cherche le porte-croix, et prie-le de redire là-bas ta parole.
Le saint s'éloignera à travers les pâturages. De temps à autre, on entendra le chant des pèlerins.
Hgi, Aligi, nous n'avons pas dit tout ! Et mieux vaudrait pour ?noi avoir dans la bouche une bonne poignée de poussière ou une pierre qui me la ferme. Écoute seulement ceci de moi, Aligi. Je ne t'ai pas fait de mal; je ne te ferai pas de mal. Mes pieds sont guéris, et ils connaissent la voie.
L'heure du départ est venue pour la fille de Jorio. Ainsi soit-il.
ÀLIGI.
Ni je ne sais ni tu ne sais l'heure qui vient . Remets de l'huile dans notre lampe.