‹ La fille de ioroChapitre 48 sur 98 · ACTE IL — SCÈNE III. ()S · texte numérisé non relu

ACTE IL — SCÈNE III. ()S

avec les troupeaux on chemine, chemine le long de la mer.

heminer avec toi par monts et par plages, ah ! oui, je voudrais

que ce fut mon sort!

ÂLIGI.

Eh bien, ma compagne, sois prête au voyage.

Long est le chemin, mais l'amour est fort.

MlLA.

Je voudrais passer à travers la flamme, et que ce passer n'eût Jamais de fin !

Aligi.

|i/.v fttonts tu viendras cueillir les gentianes, aux plages cueillir les beaux lys inarins.

MlLA.

Marclier dans tes pas sur mes deux genoux !

Je voudrais ainsi te suivre partout !

g 6 LA FILLE DE JORIO.

Aligi.

Pense aux doux repos, quand la nuit arrive. Tu auras pour lit la menthe et le thym.

MlLA.

Je n'y pense pas, Non. Mais, cette nuit encor, laisse-moi vivre ou tu respires, encore une fois t'écouter dormir et veiller pour toi comme font tes chiens!

Aligi.

u sais ce qu'on attend, Mila.

Déjà nous partageons ici le pain, le sel. Je veux aussi, en sainte union, sous mon toit, partager ma couche avec toi jusqu'à Ja mort. Ainsi soit-il.

Mila, donne-moi tes deux mains î

Mila.

Ahï on tremble, on tremble... Tes mains sont froides,^ et tu deviens blanc.

Oîi donc's'en va-t-il, tout le sang de ton'yisage qui se perd?

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