‹ La fille de ioroChapitre 82 sur 98 · ACTE III . — SCÈNE III. i · texte numérisé non relu

ACTE III . — SCÈNE III. i

Main coupée, corde et sac!

Ah ! ah ! Fils de La^aro,' La^aro est mort, ah ! ah ! tué par toi!

Libéra, Domine, animam servi tui,

loNA ni MiDIA.

jlheur à toi, Candia délia Leonessa !

O Vienda di Giave, malheur à toi!

Malheur à vous, filles du Mort, pa-

rentes !

Le Seigneur ait pitié de vous, femmes!

Entre les mains du peuple a été remis Aligiyfils de La:(aro, par le Juge du Maléfice, afin que vengeance soit prise par nos mains de cette infamie tombée sur nous, si gratide que d'une pareille nos vieillards n'ont pas mémoire; et puisse la méînoire s'en perdre, par la grâce de Dieu, che^ les fils de nos fils! Or nous t'avons amené le pénitent, Candia délia Leonessa, pour qu'il reçoive de toi la coupe du réconfort.

Il est sorti de tes entrailles.

A toi, il est permis de lever son voile noir, d'approcher de ses lèvres le breuvage : car très amére sera sa mort.

Salvum fac populum tuum. Domine.

Kyrie, eleison.

i56 LA FILLE DE JORIO.

La Foole.

Christe, eleison. Kyrie, eleison.

lona posera une main sur l'épaule d'Aligi, pour le pousser en avant. Le pénitent voilé fera un pas vers sa mère; puis il tombera sur les genoux, brusquement.

Aligi.

oiiés soient Jésus et Marie!

Mais vous appeler mère ne m'est plus donné : car elle est d'enfer, cette bouche qui de vous a sucé le lait, qui de vous a appris les saintes oraisons et les commandements et la loi.

Pourquoi vous ai-je rendu tant de mal?

La volonté de dire est en moi, mais je retiendrai ma bouche.

O la plus infortunée de toutes les femmes qui ont nourri leur enfant, qui lui ont chanté le sommeil, oh! non, ne leve^ pas mon voile, pour ne pas découvrir à vos yeux la face du péché terrible.

Ne leve^ pas mon voile noir, ne me donne!{ pas le breuvage :

dur c'est peu ce que je souffre, c'est peu, ce que je dois souffrir.

Mais chasser-moi à coups de bâtons et de pierres, chasser-moi vite,

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