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nes RER ne qe ga
ru orageuse, mois non à tant de bruta.
Sous ce déluge d’ou sa nature indomptable #1 et "7
Il se contenait cependant, les yeux toujours fixés vers son but et ne désespérant pas encore de parvenir à trouver un mOt assez habile pour toucher le cœur de son frère,
Richard Vernière, emporté par son indignation, poursuivit :
—Qu’aves-vous fait de l'existence que notre famille vous avait préparée ai douce, si facile ?
“ Au cours de votre enfance et de vo.
tre jeunesse tout vous a été prodigué !
Vous a-t-on marchandé la tendresse, les soins, l’intruction ? A pr Mann ans vous sorties, comme moi, sles premiers rangs de l'Ecole des arts et métier, Nous étions tous les deux riches de sa.
voir, comme moi, vous pouviez aspirer à devenir un ns pt tingué, un mécanicien hors ligne, un homme honorable et honoré 1
Votre avenir était dans vos mains |
“Notre père et notre mère moururent nous laissant à chacun cent quatre-ving mille francs. C'était le commencement d’une fortune que le travail pouvait décupler! Je vous proposai alors une association, je vous dis : Ne nous quittons pas |! Ne nous quittons jamais | Restons unis aimons-nous toujours comme par
le passé, et la maison Richard et Rotsrt Vernière frères sera bien vite sur lc premier rang !
“ Cette association que je vous oftrais gt savez bien que vous l'avez refu.
sée
“ Vous voulies la jouissance et vous ne vouliez pas le travail !
“ Qu’aves-vous fait de votre part de l'héritage paternel, amassé sou à sou à force de labeur et d’économie ?
“Vous l'avez éparpillée ches les filles, dans les cabarets, dans les tripots dans tous les endroits où les êtres inutiles et nuisibles de votre sorte vont chercher la ruine et la honte !
“ Tandis que je m'établissais et que, je faisais prospérer et grandir ma mai.
son, vous vies, vous, à la gêne, puis à la misère noire |
ce que si dou-
de vodigué !
840, les re ans s premétier, de sa.
pirer à nm mé- OnOra-
sn OÙ 00
L'argent qui vous manquait, vous l’a- :
vez demandé au crime, et l'un des fils de l’homme dont la vie avait été toute de loyauté et d’honneur devenait un faussaire, un gibier du bagne !
—Æ£pargne-moi... mon frère... épargne-moi ! bégaya Robert.
Richard fit un geste de colère,
Puis il poursuivit, s’exaltant au souvenir des infamies commises par le misérable qui était là, devant lui, dans une attitude de supplication hypocrite,
—Vous épargner, vous |! Allons donc | et pourquoi ? Avez-vous épargné la honte à notre nom ? M’avez.vous épargué, à moi, les plus poignantes douleurs.
ac
“ Je vous aisauvé, moi, en souvenir ;
de notre père que votre déshonneur eût atteint dans sa tombe | J’ai fait ouvrir les portes de la prisoa déjà fermées sur vous,j’ai désintéressé l'homme dont vous aviez imité la signature, et aujourd’hui vous 0883 me demander que je vous é6pargne |! En vérité, c’est trop d'impudence, et je trouve que j'ai payé assez cher le droit de vous parler comme je
fais.
Robert se laissa tomber sur un siège et esuya son front mouillé de sueur,
Richard, debout devant lui, le dominant de toute sa hauteur, continua :
—À ce moment, où vous aviez vu le bagne de si près, vous paraissies comprendre l’énormité de votre crime, Vous aves joué la comédie de l’humilité et du repentir et vous avez imploré mon pardon et mes conseils.
# Je ne vous refusai ni l’un ni les au.
tres, Peut-être, après tout, me disais-je,
n'étiez-vous pas gangrené jusqu’au fond
de l’âme, Peut-être deviendriez-vous un autre homme, un homme capable de relèvement.
“ Je vous engageai à vous éloigner d’un milieu dangereux pour vous, à rompre des relations funestes, à quitter Paris et la France pour un tempset,une fois à l’étranger, à vous réhabiliter par le travail, ce que votre réel talent d’ingénieur mécanicien devait rendre facile.
“Je vous donnai vingt-cinq mille francs et je vous conduisis au chemin où je pris à votre intention an billet pour Saint Fétersbourg.
“ Vous suivies mes conseils, Vous vous éloignies de la France, mais pour aller où En Russie comme je le croyais ?
Non pas, mais en Allemagne, afin de vendre le plus cher possible à nos en.
nemis ce que vous aviez pu surprendre du secret des armements de notro patrie en train de se relever ! Et cela, de tous les crimes, c’est le plus lâche, le plus abject. L'assassin est moins vil à rora veux qué le honteux gredin capaol: x trahir et de livrer la France, sa raèrs ; .! ;
…f@ |: Ai fait cela ! cria Robert se
waut d'in bond,
…— Var l'avez fait ! inutile de nier!
‘igucras votre infamie quand, il y a ‘4 aus, vous vintes me trouver sous prétexte de me demander encore un CONSEIL, ose Vous voulies, me uisiesvous, épouser une femme dont la dot vous mettrait à même de refaire vite votre fortune... Cette femme, veuve d'un Français annexé, Française ellemême, appartenait à une famile de braves gens possédant de grands biens dans une partie de Lorraine, devenue Prusse pour uu temps......Elle avait un fils. Vous croyant revenu de vos égarements, ne pouvant D à raga l'immonde métier que vous faisiez là-bas, Je vous conseillai d'épouser Mme veuve Nayle....... Le mariage se fit et vous permit de mettre la main sur la dot,
De cette dot, que reste-t-i! aujourd’.
hui ?
—De mauvaises s:::vlations que je croyais bonnes... hasarda Robert.
—Encore une fois, à quoi bon mentir, puisque je sais tout ?Je vous avais presque pardonné......je me reprenais à oroire en vous... je me leurrais de l’espoir que l’expériencs d’un triste passé ferait de vous un autre homme, mais cependant je voulus connaître la manière dont vous alliez mener votre barque remise à flot..,...Je payai largement pour être tenu presque jour par jour au courant de vos actes, et ce que j’appris m'épouvanta...En moins de quatre ans la fortune personnelle ap-
portée par Mme de Nayle avait 6t6 dé-
| vorée, non par des spéculations hasar-
artient à Phi.
US laisser met. ?
tal constituant ts envers elle, âmer, Elle agit
lus jeune... Ja Jure que 14.
1 venu pour
u’il aurait qû
1ens humble.
miner ? Rien Peux nier ni hi mes apti.
» Mais quel VOUS fait | la débau.
Pose, il faut » fasse sau.
ZX Pas subir
à de vivre rochets de
er ?
80n. frère 3 rep e8- > Pénétrer âme tor.
répétat.
une dé.
Tu ocou.
. prit mal,
= 09 me
ter encore le renom de ta maison, Pour.
quoi ne serais-je pas, moi,ton frère, ce collaborateur nécessaire ?
—Cela est impossible, répliqua sèche.
ment Richard Vernière
—Impossible ?
—Oui,
—Cependant,
—Vous insisteriez en vain ! interrom.
pit l'industriel, la fatigue et le surmé.
nage dont vous parliez tout à l'heure n'existent pas..,.Je n’ai besoin de per.
sonne.....Je n6 veux aucun collabora.
teur auprès de moi, et vous moins que tout autre autre,
re motif de cette exclusion blessan.
te
Il y a dans cette usine des secrets de construction qui intéressent la déferise du pays. Me comprenes-vous | PRUU
Je comprends que tu continues à te défier de moi...
Pardieu !
Tu me soupçonnes toujours de jou.
er le rôle infâme d’agent de nos ennemis ?
Oui. 7
Robert eut un geste de colère,
T1 ne pouvait entamer cet homme à qui son patriotisme et ses soupçons fai.
saient une cuirasse invulnérable,
La rage de l'espoir déçu lui montait à la tête.
Claude Grivot avait donc raison en lui affirmant que leur premier projet était le seul pratique, toute tentative de rapprochement avec son frère devant rester sans résultat. È
Maintenant l'évidence s'imposait, Ri.
chard ne céderait pas.
éanmoins il voulut faire une dernière tentative, et dans son trouble il s’y
Ainsi donc, murmura-.t.il, tu me refu.
ses le pain quotidien !
Richard répliqua brutalement :
Ne m’avez-vous donc pas compris ?
Je refuse de laisser entrer dans ma maison l’homme dont la présence serait pour moi un sujet d’inquiétudes conti.
nuelles ! L'homme dont la vue me rap.
léra sans cesse un Passé de honte!
ais, malgré toute ma répugnanoe je ne refuserai point de vous ven en ai e,
Eu me donnant de l'argent ? deman.
Ro avec vivacité,
Qui vous parle d'argent ?... &i je vous donnais aujourd’hui, les drôlesses et les tripots vous le prendraient demain |!
D'aileurs l’argent que j'ai gagné À force de travail appartient à rm e.
Explique.toi mieux, sors car, c'est vrai, je ne comprends pas.
Une grande maison de New-York me demande de lui ue un ingénieur Mécanicien très capable et dont je puis.
se affirmer le mérite. Voulez-vous pour New-York ?
Me proposes-tu cela sérieusement ?
Certes ! La rémunération annuells se.
ra de cinq mille dollars, soit vingt-cinq mille francs, plus, au bout de deux un intérêt de quinze Pour cent sur les bénéfices...
Existeront.ils, les bénéfices ?... fit Ro.
bert avec un ricanement,
La maison est une des plus importan.
tes et des plus recommandables d'Amé.
rique, Ce qu’elle promet, elle le tien
ra
pas à New-York ? demanda-t.il, Parce qu’il me déplait de m’expatrie er.
Ainsi, c’est vous qui repousses une of.
fre magnifique ?
Ma femme refuserait de me suivre et :
je ne veux pas la quitter.
Alors, je ne peux rien Pour vous.
Rien ! fit Robert avec amertume si.
non de m’expédier au-délà des mers,
our vous débarrasser de moi, que vous aïissez |
Ces mots imprudents remirent le feu aux poudres,
Richard Vernière, aveuglé par la colère et s’oubliant: s’élança sur son frère et le prit au collet,
Robert pâlit,
En ce moment il vit rouge et glissa la main dans sa poche pour y prendre Un couteau, mais il réfléchit et n’ache.
va point le mouvement commencé,
—Missrable ! s'écris Ricüard d’une voix siflante, Tu oses parler de haine à moi qui poussais la faiblesse jusqu’à vouloir encore te venir on aide, avec la
em
mie
certitude que j’en serais mai récompensé, car tu es incapable même de tenter un eflort pour racheter un odieux passé et pour revenir au bien ! ! Coite haine n'existe pas | Je te l'ai dit et je te le ré. pète ! Je n’éprouve pour toi qu'un profond mépris !
“ Pendant un instant tu m'as ému en me parlant de notre mère dont le souvenir est vivant en moi comme au }ondemain de sa mort.
“ J'ai pensé qu’elle m’asprouverait si je me rappelais, malgré ton indignité, que nous sommes tous deux issus du mêmo sang, et je t'ai fait une proposition qui devrait te combler de joie et de reconnaissance !
“ Cette proposition, tu la repousses dédaigneusement. Tu refuges la vie de travail que je t'offrais et qui pouvait te conduire à la réhabilitation et à la fortune.
“ En face de ce refus, mes. soupçons deviennent des certitudes,
“ Ce que tu voulais en venant me trouver, ce n’était poit un emploi, c'etait lentrée dans ma maison te permettant
‘de surprendre mes secrets pour les vendre ! C'était l’espionnage au profit de la Prusse installé chez moi, ton frère | et qui saitsije n'aurais point un jour passé pour ton complice !
‘“ Allons, hors d'ici, gredin, hors d'ici faussaire ! hors d'ici, Judas ! Va.t'en va t'en, ou je te tue !
En même temps Richard Vernière, prenant de nouveau Robert au collet, le poussa violemment vers la porte,
Robert chancela et faillit tomber,
—Ne pouvant m'envoyer en Améri.
que, vas-tu m’assassiner ? demanda:t.il avec un indicible accent de rege, c’est un moyen de te débarrasser de moi!
Caïn !
Ces paroles poussèrent à son paroxysme l’exaspération de Richard,
—Misérable ! crie-t-il, les poings cris.
pés, en marchant sur Robert, te tuer serait faire acte de justice ! Ne me pousse pas à bout ! Va.t’en Judas, mais va.
t'on dono !
Et, d’une main furieuse ouvrant la porte, il saisit son frère par les épaules ét ie jei litiéraiement dehors.
. Robert eut l’audace de crier,
—Tu me reverras, Richard !
Jamais |
—Je te dis que tu me reverras,
Puis, le visage décomposé, la rage au cœur, il s’élança vers la sortie dej:l’usi.
ne,
—La porte, commanda.t.il d’une voix sourde,
La porte s’ouvrit et Véronique Sol.
lier parut sur le seuil de sa loge, à temps pour voir sortir le personnage qu’elle avait annoncé à son patron comme le représentant d’une maison de Genève.
Presque aussitôt arriva Richard Ver.
nière,
Véronique, dit-il, vous avez bien vu cet homme ?
—Oui, monsieur, | 3
— Vous le reconnaîtriez s’il venait à se représenter ici ?
—Oh ! oui! son visage est gravé dans ma mémoire, Son regard m'a fait pres.
que peur quand je l’ai vu pour la première fois...Je me souviens aussi de son nom, Adrien Dietrich.
—Qu'il ne rentre jamais ici ! reprit Richard, jamais, vous m’entendez ? S'il revenait, quoi qu’il puisse tenter pour arriver jusqu’à moi, chassez-le, et s'il insistait, appelez à l’aide... De cet hom.
me tout est à craindre !
—J’obéirai, monsieur, j'obéirai religieusement,
Richar:1 Vernière, la tête en feu, re.
&agua s0n cabinet de travail, et Véroni.
que rentra dans sa loge.
La nuit tombait.....Le ciel, brumeux pendant une partie de la journée, s'6.
tait éclairci sous une saute de vent vers le Nord; et le thermomätre avait en:
core descendu de deux degrés,
Robert, la haine au cœur, remonta vers Paris.
Dans son esprit en désarroi roulaient de vagues projets de vengeance,
Mais quelle vengeance pouvait.ilexer.
cer contre son frère?
Ses idées 6 heurtaient, confusss st lorsqu'il arriva à l'Hôtel. Moderne, place
OS dE —+
Omer
CA rage au lej:l’usi.
ne voix
ue Sol.
loge, à sonnage patron maison
rd Ver.
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reprit 2 ? S'il >" pour et s’il >t hom.
| religi-
eu, re.
Jéroni-
umeux 6, 8/6.
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ait enmonta alaient ilexer.
68, St place
rennes
de la République, où nous savons qu’il s’était fait inscrire sou» le nom de Frits Leymann, il n'avait pis aucune décision et continuait à se demander de quel côt6 Richard Vernière était vulnérable.
Il comptait sur Claude Gtivot, calme et réfléchi, pour l'aider de ses conseils, Car il se sentait incable de mettre seul de l’ordre dans ses pensées.
En attendant l'arrivée du contremattre il s’enferma daus sa chambre.
Claude avait hâte do savoir ce qui s'était passé entre son patron et Robert ; aussi dès la fermeture des ateliers, après avoir strictement rerapli les devoirs ré.
sultant de ses fonctions,s’était-il empressé de remplacer es vêtements de tra.
vail par un costume de viile pour aller au rendez-vous donné par son complice deux jours suparavant.
À sept heures et demie nrécises,il en.
trait au bureau de l’ Hotel. Moderne et se faisait indiquer ls chambre de Fritz Leymann,
Cette chambre, située au troisième $tage, portait le numéro 44.
Grivot franchit rapidement les mar.
ches de l’escalicr et vint frapper à la porte de Robert.
Celui-ci,qui l’attendait avec impatien.
ce en continuant à se perdre dans un dédale de combinaisons inexécutables, ouvrit sur-le-champ.
Il tendit la main au contremaitre.
Referrae la porte, lui dit-il, nous allons csuser d’abord. Nons dînerone en.
suite.
Claude obéit, prit une shaise et vint s’asseoir en face de Robert,
Et bien ? lui demanda-t-i].
Eh bien, ce que tu m'av:is prédit est arrivé !
Ce qui signifie que tu as dopé dans les grands prix ! C'était inévitable, mais tu n’as pas voulu me croire, et c’est d'autant plus fâcheux que maintenant : bonhomme va se tenir sur ses gar-
es.
Qu'entensd-tu par là ?
J’entends que ton obstination, et le blackboulage à grand orchestre qui en a été la suite, vont nous créer des diffoul-
Lesquellor ?
Tu t'es ialsdroïtement montré. On te connaît maintenant à l'usine... La mère Véronique t'a vu deux fois, at quand nous allons en revenir à la première i“‘ée conçue, ( qui était la bonne, > il résulte.
ra de ta double visite des indices à coup sûr compromettants pour toi.
Peu importe !.. Je veux me ven.
er \ : Je te comprends stje t’approuve. Mais il y a vengeance et ver:geauce, Laquslle rôves-tu ?
Le plus terribie | Jai soif du sang de mon frère |
Turlututu 1... 11 vaut infiniment mi.
eux avoir soif de ses louis d’or et de ses billets bleus !
Il m'a inonucé do me tuor ! S'il avait fait un pas de plus, c’est moi qui jeu.
rais étrangié !
—E#t après ?.........la belle avance j Un crime inutile pouvant te conduire à la place de 1a Roquette et ne mettant pas cinq sous dans ton porte-monnaie !
—Abh i si je pouvais le ruiner!
—Le ruiner, à la bonne heure | Qa se.
rait logique et ça rentre dans notre com.
binaison primitive, mais la chose intel.
ligente et pratique serait de le ruiner à notre proft ! Voilà ce que je comprends et le but qu’il s’agit d'atteindre,
Et comme Robert faisait un mouve.
ment de rage, Claude Grivot poursui.
vit.
—Voyons, mon vieux camarade, ne te laisse pas cmporter par tes nerfs...
Sois calme :mme je le suis moi-même et comme il faut toujours l’être 1...
Sé venger en tuant son ennemi, c’est bête et ça ne rapporte que la cour d’as.
sises et le couperet de la guillotine !...
Brrou !...…...Pas un mot de plus là.
dessus !....,.Rien que l'y penser ga me dénne froid dans le cou !....
dormir t& haine ot parlons raison :... Il faut reprendre aujourd'hui et mettre à exécution le plan que nous avions com.
biné avant les velléités de réconcialia.
tion fraternelle,
‘“ Far une belle nuit bien choisie nous et hp dans l'usine Saint-Ouen d’n.
rd, et ensuite dans le cabinet de se méchant frère qui fait du chagrin à son
ro rene
M és
e * a me me eme
me ee
cadet, et où se trouvera une caisse amjen garnie, à laquelle nous dirons
eux mots en employant des moyens à
moi conaus.
4 La caisse vidée par nous la veille d'une grosse échéance, c’est la suspen.
sion de payements de Richard Vernière c'est la découfiture, c’est la faillite et la ruire.
“ La voilà, la vengeance, la vraie vengeance, et je la orois un peu plus réussie que la tienne...Qu'en dis-tu ?
—Mais si par hasard... hasarda Robert......nous ne trouvions que rien ou peu de chose dans la caisse.
Depuis plus ‘de deux ans que je suis à l’usine, cheville ouvrière de le maison, ayant su gagner la confiance de tout le monde, j'ai, Je te l'ai déjà dit et je te le répète, observé et étudié ce qui 8e passait autour de moi.. Les ns de mois sont très brillantes et les encaissements magnifiques.... Les jixsses de billets de mille affluent chez Richard Vernière, et quand le caissier a opéré tous ses payements, qu’il a établi sa balance, c’est toujours de deux cent cinquante à trois cent mille francs de mi.
nimum, qui restent à l'avoir.
—£t que Richard doit envoyer à une maison de banque, car il n’a pas ‘besoin de si grosses sommes chez lui,
—Parfaitement...il dépose ses fonds au Crédit Lyonnais.
—Eh bien ?
—Eh bien | quoi ? :
—Si nous ouvrons la cage quand les oiseaux seront envolés ?
—Ça ne serait pas à faire et ce n'est pas à craindre........Je quis sûr de mon
te
—Explique-toi,
—Tu es arrivé comme marée en caréme !.. La grenouille va se trouver enco.
re plus arrondie que d'habitude !.., les encaissements, je le sais, seront au moins redoublés, et c’est quatre ou cinq cent mille francs qui tomberont sous notre griffe à la fin du mois,
Le feu d’une ardente convoitise sal.
luma dans les prunelles de Robert, é . pareille somme !1.........s'écria.
—Oui, une pareilis somme ji... et elle
EN | Ip
dormira deux jours et deux nuits dans la caisse de ton frère.
— Comment le sais-tu ?
—J'ai établi mes calculs en les basent sur des faits analogues à ceux qui se présentent.
—Quels faits ?
—Samedi prochain est le 30. .le 31 se trouve un dimanche ...... Payements
% encaisseme \ts se feront dans la jour.
a6e du 30........,Le dir.anche, le Crédi:
Lyonnais, comme touces les maisons de banque, étant fermé, on ne peut y opérer sucun dépôt......Il faut attendre au lundi, mais le lundi se trouvant le ler janvier, jour férié, le Crédit Lyonnais continuera à avoir ses portes closes. . Va La belle galette fera donc forcément la sieste dans la caisse de Richard Vernià.
re jusqu’au mardi, jour où le patron, à lite peut-être une centaine de mille rancs qu'il gardera pour parer aux dé.
penses courante, ira verser ses picaillone et ses billets bleus.
—Tu es bien certain de cela.
—C'est toujours ainsi que les choses se passent à l’usine quand les fins du Mois se trouvent un samedi ou la veilie d'un jour férié... Vois-tu d'ioi un joli sac de quatre cent mille francs au moins Tu emportes les bons jetons et tu files À Berlin où je vais te rejoindreau bout de quelques semaines seulement, atin de ne point éveiller les soupçons que mon brusque départ ne manquerait pas de faire naître. ..,,.je trouverai bien un moyen adroit de me faire flanquer à la porte par le patron qui, naturellement,
sera grincheux....…., Comprends donc
ue ça marchera sur des roulettes | 1.
oyons, es-tu décidé ?
—Oui....répliqua Pobert avec em.
portement.,, décidé à tout... Il me faut une vengeance et je manque d’argent, il y aura là l’uu et l’autre |
—Bravo !... je te retrouve enfin 1...
quant au partage...
—Nous partagerons en frères... Moi.
tié ponr chacun... Mais le moyen d'en.
trer la nuit dans l’usine ?
—Dans l'usine, je m'en charge...
d'hite dans le cabinet où est 1a caisse
—Tu l'as vue, ia caisse À
do ® tr
31 se 1ents jour.
rédi:
Ed
1 de
—Oui.
—Un pur chef-d'œuvre de mécanique inventé par moi, exécuté par mai !...Je t'en donnerai le secret au bon moment en même temps que deux doubles clefs celle du coffre-fort et celle du cabinet de mon excellent patron Je ne te trompais pas avant-hier en t’eMirmant que j'a vais tout prévu !
—Je le répète que je suis décidé Si la grosse sc.ame dont tu parles ne peut nous échapper, allons-y carré.
ment lose :
—Elle ne nous échappera pas, avec un peu d'adresse |
—Quel jour, ou plutôt quelle nuit devrous-nous agir ?
—La soirée du ler janvier... pas de géneurs dans l’usine, et nous pourrons al.
ler schaiter la bonne année aux rouleaux et aux billets du coftre-fort,
— Mon frère serait-t-il absent ?
On ne manque jamais de se réunir ce jour-là chez son ami Daniel Savanne le juge d’instruction... Ton frère y passera la journée et la soirée auprès de sa file et ne reviendra que très tard...
—Connai:-tu l'heure habituelle de son retour à Sain-Ouen ?
—Minuit passée,
—Mais la gardienne de l'usine ?...Cette espèce de bouledogne qui semble toujours prête à mordre ?
—E£lle dormira auprès de sa miochette... sa petite-fi''e bent a retrouvée ce matin... toute une histoire...
--Et le palefrenier qui, m’as-tu dit, couche au-dessus des écuries ?
—Oh ! celui-là inutile de pans en pré occuper... Il aura dorasd tel grain qu'il re se réveillera que le iendemain à midi,
—Reste 13 servante de Richard,
—Les dimanches et jours de fête on lui donne campo...….. Elle va voir son fils, menuisier à Vincennes, et ne rentre que le londemain à la première heu r Orocose
—Tout a l'air de nous servir alors...
—Tout nous sert en effet... Nous aurons le champ lihre entièrement libre y De pa&raîs-tu pas sconvaineu
—Parce qu’une chose me paraît in-
vraisemble, au point d’être presque inadmissible, db —Laquelle ?
—Que Richard Vernière, prudent et défiant comme il l’est abandonne dans l’usine déserte, sans la faire garder en son absence par un homme sûr, sa cais.
se bourrée de billets de banque.
—Celajest/ainsi cependant, et 14 raisson en est très simple, ...1la dans son coftre.fort, confiance sans limites...
Beaucoup trop lourde pour être déplacé, ce coffre-fort construit par moi, est absolument inviolable pour tout autre que moi... Quiconque voudrait le forcer, mé.
me avec du temps devant soi et tous les instruments nécessaires, y perdrait sa peine... Le patron le sait et il a.
git en cosnéquence.— Crois-moi d nc et ne t’inquiête de rien...…..Nous agirons avec la certitude du succès...
—L'heure de notre visite ?
—Eatre dix et onze, À neuf heures et demie pique temps qu’il fasse, je t’at.
tendrai sur le quai de la Seine, en amont as environ de l’entrés es Docks... Tu n'auras, pour arriver di.
rectement au quai, qu’à descendre l’avenue de Clichy, et à pied, est-ce pas ? Toute précaution est bonne à à prendre... Il ne faut point risquer qu’un cocher de fiacre puisse te remarquer et te reconuaître...Cela deviendrait peut-être un indice... C'est déjà trop de t'être montré ce matin à l'usine, et si tu avais suivi mon couseil tn te se.
rais bien gardé d’y mettre les piods..
— Enfin, ce qui est fait est fait
—Tu es toujours vélocipédiste,je suppose ?
Toujours.
--Eh bien, une fois le coup fait,tu par.
tiras de l’usine à bycyclette, car il faut songer à ton départ... As-tu ici un in.
dicateur des chemins de ir f
—Oui.
à cinq cents
—Donne-le moi.....,
—Le voici...
Et Robert mit dans les mains du con.
tremaître un indicateur qu'il prit sur une table,
Claude l’ouvrit et dans la liste des localités desservies par ie chemin de ier