L 2 LA
Depuis la veille, nous l'avons dit, la température si basse pendant quelque temps, s’était brusquement relevée.
Le soleil brillait avec un éclat tout printanier dans un ciel sans nuages Pas presager une série de beaux ours.
Des circonstances connues de nos lecteurs avaient empêché Magloire le man.
chot dé continuer ses tournées quotidiennes que l’exceptionnelle intensité du froid rendait d’ailleurs très pénibles,
Voyant le. temps radieux, il pensa qu'il fallait en profiter pour remplir sa bourse que ses charités quotidiennes a.
vaient singulièrément dégonfiée,
Il avait à cette heure doublement
charge d’âAmes,sa vieille mère et la peti-
te Marthe. à
Il fallait rattraper les béuéfices pere dus depuis plus, d’une srmaine,
Le samedi matin,tout joyeux dé penser qu'il/fallait de nouveau mener la vi.
active dônt il avait l’habitude, il prit son orgue-orchestre et le fit roulerjusqu'à l'établissement de la mère Aubin où il se proposait de déjeurer savant de come mencer sa touruée,
Il comptait visiterice jour-là Clichy, Neilly, Courbevoie et Asnières,
Le trajet était assez long,mais ses jambes vigoureusés devaient l’accomplir saus la moindre lassitude,
Il était huit heures et demie lorsqu'il arriva au restaurant.
Marthe, déjà debout, aidait, comme une vaillante petite femme, la Marie et les autres servantes aux travaux de propreté du matin,
En voyant entrer le Manchot,elle pous sa une exclamatinn de joie, courut à lui, luisauta au cou et l’embrassa sur les deux jouez,
—Magloir:, mon bon ami Magloire, que je suis contente de te voir ! disait.
elle en même temps.
—Æt moi donc, ma mignonne : répl.
qua le joueur d'orgue en lui rendant ses aisers,
—Vous avez votre mécanique à musique, est-ce qué vous allez en tour.
née, fiston ?...... demanda Mme Au.
In.
—Oui, la maman... il faut songer à moudre un peu de son pour payer ma soupe du soir... Lesoleil montre”sa frimousse et les chemins son secs! Un temps de demoiselle, quoi! En avant l'orgue-orchestre ! Je’ vais tourner la manivelle !.,...,
—Tu m'emmèneras avec toi, n’est.ce pas, mon bon ami Magloire ? dit vive.
ment la fille de Germaine Soilior,
«Tu plaisantes, ma mignonne ! ft le manchot en riant.
Je ne plaisante pas du tout, réssrit le fillette d'un ton sérieux ét ävec un air grave très plaisant, Tu'joueras de ion orgue ét c'est moi qui distribuerai les bonnes aventures que tu vends äux personnes qui en demanderont, Nous
récolterons beaucoup de sous, beaucou
beaucoup, surtout si tu chantes ta
De nan nee trs ta la chanteras, et en l’entendant je pour.
rai Mt {detre et la chanter à bonne maman quand elle sera guérie.
—Il m'est impossible de t’emmener, ma chérie, répondit Magloire.
Pourquoi donc ?
Le chemin que je vais parcourir est long.
Qu'est. ce que ça fait ?
—Tu ne pourrais me suivre sans te
fatiguer, —Oh | mais,j'ai de bonnes jambes, va, marcherai aussi bien jue toi, et je t'assure que je ne me fatiguerai point
" ai câline, jetant de nouveau ses bras rôles autour du cou du joueur md elle sjouta d’une voix supplian-
te.
—0Ob i je t'en prie, emmène-moi, mon bon 1 Je serai si contente.
Mme Aubin TRATT que son interven-
. elle a assez pleuré depuis huit hr cet amour d'enfant | !
Sans compter, appuya la Marie que ci la petiote et un peu , vous j'assoieres sur votre boîte à musique. Pour cb qu'elle pèse, vous n'en mourres pas æ ass Létins —Non non ! rép Marths avec un accant de révolte. Magloire ne sera pas obligé de me traîner ! Je marcherai très bien ! Mieux que lui peut-être !
Une pe longe résistance était im-
D'oilleurs, au fond, Magloire ne demandait pas mieux que de céder.
—Alions, c'est gamine ! s'écriaares moi tout ce que tu veux ! Jo t'emmène.
bonheur l etque tu es gentil, interrompit l'enfant en nb des
Le manchot reprit :
RS nes, le er acdrapie pour ne gd ea vide. Nous
accordéons.
tion.
millitaire.
“fi
ment à Courbevoie, Dépêchons Dé.
| Pétiot Vite une écuelle de soupe à petiote, la Marie,et un petit verre de vinavec une tartine, A moi du pain, du fromage et un demi-setier,
Servis promptement, Magloire Marthe expédièrent de même leur dé:
jeuner et prirent le chemin de Clichy-la. e, où le manchoi de.
vait commencer sa tournée.
Marthe l’aidait à traîner son instru.
‘ent et, convaincue qu’elle se rendait utile grd perl he
—Ne e le commen.
cement, lui disait biens on.
va doucement va loin, se
Depuis longtemps déjà qu'il opérait ses tournées aux environs & Paris Ma poire connaissait à Merveille les mai
8 bourgeoises, les propriétés qui res- San habitées l'hiver, et où il faisait VAE une a gg récolte Es ï sous, et parfois même des petites blauches, ”
Il s’arrêtait à la porte de ces maisons, à la grille des propriétés, tournait la manivelle de son orgue, et les airs es sur le cylindre avaient le don point trop énerver. les gens et de .
pas faire hurler la race canine, habitu.
ellement exaspérée qe les grinçantes mélodies des orgues de Barbarie et des
Les Poe des villas ne manquaïent point de reconnaître los airs habituels du manchot, et d'ailleurs le répertoire des chansons qu’il “pi quelquefois en s'accompagnant sa une véritable maëstria, attirait l’attene
La première villa devant laquelle il fit halte! était habitée nt un ati supérieur en retraite et sa famill
Le vieux soldat causait ‘volontiers aveo le manchot décoré de la médaille
son histoire il l'avait ra.
Da et quand Magloire fa tan ait jamais les
"D use d'orgue tourna fsa manivel.
et iesguutos siridonss dei “ Mar.
che indienno’’ de Sellenick retenti.
rent,
Los fenêtres closes de la maison s'ouvrirent aussitôt,
À l’une d'elles apparut le visage mar.
tial et la or moustache grise du commandant, à l’autre deux gracieuses têtes brunes aux yeux noirs.
L’aucien officier se tourna vers. ses
filles,
—C'est ce brave pair ait À leur dit-il nous ne l’avons pas vu depuis longtemps il va pouvoir nour raconter mienx que les journaux le terrible drame de Saint.
Ouen.
Les fenêtres se refermérent,
—Diable | pensa le manchot qui, assourdi par la * Marche indienne ? n’avait point entendu les paroles prononcées au premier étage, ça n’a pas l'air de leur aller aujourd'hui, j'aurais du attaquer les “ Cloches de Corneville,
À peine achevait-il de formuler cette pensée qu’il vit sortir de la maison le commandant, sa feume et ses deux fil-
Tous les quatre se dirigèrent vers la
Fr rghsire, rasséréné, continuait à tourner sa manivelle. :
Le nom du ques d'orgue avait £été im , nos lecteurs se le rappellent
ut-être, dans La note communiquée à
presse par les soins de la préfecture, ceux qui connaissaient Magloire n’avaient éprouvé nulle surprise en le voyant cité par un acte de dévouement,
La grille s’ouvrit.
Le manchot 'âcha sa manivelle et fit de la main gauche le salut militaire.
Le commandant lui tendit la main
u'il serra d’une façon tout à la fois cor.
diale et respectueuse,
—Ah ça ! mon brave garçon, dit l’exofflcier, il faudra donc. toujours qu'on s'occupe de vous !
Le manchot le regarda d’un air éton-
né, :
—, 1. LEA] poursuivit le te redevenu sim-
!. Dâns l'incendie de Saint-Ouen, maigre je Lras qu vous manque, VOUS
po Pékin vous tas ancore des no
l'un des premiers,
le premier peut-être, pour porter se cours !
—Æ£h ! mon commandant, répliqua le manchot, n'est-ce pas tout naturel 1...
il faut bien s’entr’aider les uns les autres en ce bas monde.
C'est vrai ; mais, cette belle maxi.
me, combien de gens ne songent point à la mettre en pratique !.....… Ainsi l'incendie de l'usine était bien le résultat d’an crime et non d'un accident, et sr M, Richard Vernière, a bien été volé et assassiné ?
—Oui, mon commandant, en même ‘oups ue la gardienne, dont voici la peti es
D PARENS Marta à Nr ra bare
u’il venait d'évoquer mettait de grosses Ds dans les yeux,
Les deux jeunes filles l’embrassèrent pour la consoler,
Le commandant questionna Magloire qui lui raconis brièvement les péripéties émouvantes de la nuit du crime.
Quaud il eut achevé, flo vieil oflicie très ému par ce récit, s'écria :
Aça! mais, savez-vous, mon brave, que vous êtes une riche nature, une nature exceptionnelle !
—ÆEn quoi donc, mon . commandant ?
demanda naïvsment le manchat.
—(Comment, en quoi? Mais en prenant cette pauvre filleite avec vous !
Vous vous crées ainsi des charges que votre boîte à musique aura bien de la peine à couvrir |
C'est vraiment bien cela, mon vieux troupier ! Ça ressemble à une folie, mais ça vous portera bonhour !
Tout en disant ce qui précède, lejoommet avait ouvert sun porte-mon-
—Il en tira une pièce d'or et la dans la main de Marthe dont le visage s’empourpra.
La mère et la fille suivirent Pr 4 ho ge Ÿ chef nel boys et à .
elle grossirent de quinse francs le trésor de l'enfant,
L’officier tendit je nomveau la main au jouenr d'orgue. ‘
--Venes durs souvent par ici, mon brave, lui dit-il, votre musique nous fe-
ra toujours plaisir,
—Merci, mon commandant, merci de tout mon cœur, à vous aussi, mes dames répliqua Magloire, : à qui Marthe venait de remettre l'argent qu'elle: avait
u, Puis tandis que la pr fille faisait une belle révérence, il salua en soule.
vant son bonnet de fausse loutre : et poussa son orgue,
A la maison où il s’arreta un peu plus loin, ce qui venait de se passer recommença sans variantes,
Maîtres et domestiques vinrent le questioner et de grosses pièces blanches et dans la main de Ma:
the,
Magloire se disait : k
Si ça continue comme ça, nous serons millionnaires, avant d’arriver à Courbe voie pour déjeuner !
Cela continua.
Mais on compreud sans peine que les interrogations et les récits se succédant sans relache, ralentirent à tel point
la tournée, qu'à midile joueur d’orgue -
n’avait pas encové visité la moitié de ses clients de Clivhy-la-Garenne,
Il pénsa qu'il ne fallait pas attendre plus longtemps pour faire déjeuner Mar.
the et pour déjeuner lui-même.
En conséquence ils s’arrêtèrent dans un petit restaurant, et à une heure et demie ils reprirent leur pérégrinatiend |
Comme au cours de la matin temps d'arrêt furent fréquents ét prolongés et les dons affluèrent.
La nuit allait venir et Magloire avait à peine terminée sa tournée de Clichy:
la-Garenue.
Il fallait regagner Saint-Ouen.
Le manchot sonna la retraite en jou.
ant la valse des Roses et des Cerises,
—Chante-la tout en Ia jouant, mon
bon ami......lui dit Marthe,., ça sera si
Ils se trouvaient en ce inoment de.
vant la grilie d'un petit parc dans les quel se promensient des groupès de 30unes gens et de jeunes femmes. s
Magioire fit ce que iui commandait la
fillette et il eatonna le premier couplet
de sa chanson :
Egayez-vous, esprits moroses, Chantes, filles, chantes, garçons, Voioi venir le temps des roses, Des cerises et des pinsons,
Ce chant, accompagné par l'orgue, 6.
tait d’un effet pliéeion à pass 2 4
Les promeneurs s’arrétèrent pour l'écouter, puis se rapprochèrent de la grille, et, quand il eut achevé, une pluie de pièces blanches tombait au.
teur des musiciens ambulants,
Marthe courait à droite «et à gauche pour les ramasser, Ses petites mains én étaient remplies,
Ah ! que c'est amusant ! murmura t-elle charmée, (hi
Magloire rémercis et reprit avec l’en.
fant le chemin de Saint-Ouen,
Tout en marchant, Marthe répétait la valse des Roses et des cerises.
Elle la savait déjà et la chanta au joueur d’orgue,
—Mais c’est bien, c'est même très bien; ma mignonne ! 1.,.,,.lui dit-il...
Quand nous ressortirons, c'est toi qui chanteras toute seule et je t’accompa.
rs 11,,,,.,0'est ça qui fera de jet.
—Je veux bien, mais auparavant tu me donneras une leçon.
. Oui, demain matin, quoique tu n'en aies guère besoin,
Arrivé chez la mère Aubin, Magloire compta ia récette de la journée,
. Elle atteignait un chiffre tellement invraisemblable qu’à peine pouvait.il en croire sés yeux, : ‘
L’évidence était là, cependant.
. —La moitié pour ma caisse, pensa.t.
ils. ..et l’autre moitié pour l'enfant...
J’arriverai peut.ftre ainsi à lui amasser un gentil magot,
Il dina de grand appétit avec sa petite associée, et à neuf heures il regagnn son domicile, K
La dépêche énvoyés ge Panel vanne à Claude Grivot avait étrange.
r couplet
gauche nains én
eurmura vec l’en.
pétait la anta au me très | dit-il...
toi qui ccompade l'ot.
vant tu tu n'en fagloire
lement ait-il en
EN ER ete nfant...
masser
sa petiegagna
ei Sa trange.
ment surpris le contremaître, déjà fort inquiet dé la présence de Robert à Pa:
ris,
Son'inquiétude redoubla,
Une foula d’appréhesions de la natnre la plus fâcheuse assiégèrent son es.
prit qui se perdait en vaines conjectures, :
Que se passait-il ?
Pourquoi le magistrat lui demandait.
il de se tenir le lendemain à sa disposition et à celle de Robert ?
Il se posait ces questions, et naturel.
lement il ne pouvait y répondre.
Que son complice ne lui eût point 6:
crit de Berlin, cela lui semblait tout naturel, une lettre pouvant devenir com.
promettante,
Mais comment Robert, puisqu'il était à Paris, puisqu'il avait eu l'audace de venir sssister à l'enterrement de son frère assassiné par lui, n’avait.il pas
trouvé moyen de lui donnér rendez-vous
pour lui expliquer ce qui sè passait ?
Cela, il ne le comprenait pas, et, nous le répétons, il vivail avec la fièvre au milieu de transes morteller.
Ainsi que cela avait été convenu lo ma.
tin, la familie Vernière se tiouvait réunie à six heures chez le juge, d’instruction
Robert et Philippe n'avaient point perdu leur temps .
Il: s'étaient entendus pour jeter sur le papier les bases de l’acte d’association qui allait intervenir entre eux et la fille de Richard Verni ère,
Quand ils arriverent boulevard Malesherbes avec Mme Vernière, Daniel Savenne n’étrit point revenu du Pa-
On les introduisit 1ans chambre d’Aline.
Quoique bien faible encore, la jeune
e eut cependant la force de quitter son siège et de faire quelques pas au-de.
vant: des nouveaux venus,
Elle avait été instruite par son ‘amie Mathilde des projets de Robert,
Ce fut avec des larmes d’attendrisse.
ment qu'elle remercia son oncle êt sx tante par alliance, : *
—Cüère enfant, iui dit Amélie en ia serrant dan ses bras nous vous ferons la
vie si douce, nous vous aimerons tan que nous finirons par cicatrisér la bles. sure de votre cœur, :
—Oh ! oui, ajouta vivement Philippe VOUS S8rez bien aimée, ét il vous sera impossible de ne pas nous aimer aussi,
Le retour du magistrat vint interrom.
pre l'entretien, et quelques instants a.
près on se mit à table.
Le dîner ne pouvait se prolonger longtemps, Amélie partant à neuf heures trente Cinq minutes,
A'neuf heures elle embrassa tendre.
ment Aline et prit le chemin de la gare accompagnée par son mari, par son fils, par Daniel et Henri.
Avant de se séparer de Robert, M, Savanne lui donna rendez-vous pour le lendement matin à la gare du Nord,
L'architecte dont il avait parlé s’y trouverait à neuf heures et demie,
Il iraient visiter l'emplacement de l'u.
sine incendiée, s’entendraient pour les’
travaux de réédification'et iraient :ensuite à Neuilly visiter la propriété en vente dont le istrat engagenit Mme Vernière à faire l'acquisition.
Fort de l’autorisation donnée par le juge d'instruction, Magloire avait de.
mardé à Mme Aubin si dans sa maison n'existait pas un petit local pouvant re.
cevoir les menbles de Véronique Sollier,.
qui s6 trouvaient dans le parillon resté debout,
La pauvre femme, si Dieu lui permete tait de sortir vivante de l'hôpital Saint Louis, serait heureuse de retrouver ses meubles,
Sur réponse aflirmative de la bonne Mme Aubin,quis’était empressée de fai.
re débarrasser un logement de deux piàces, Magloire avait résolu do mettre le dimanche à ‘profit pour eflectuer le dé»
ménagement projeté. : 3
Il s'était assure le concours désinté ressé de deux braves garçons et munis d'une voiture à bras.
La distance de l'usine à la maison de Mme Aubin étant courte, le travail
pouvait être facilement être effectué en:
quelques heures, j Dès le matin ilalla prendre les clefs *
pa #4 || Fa |; Î |
ee CU CU ne
ches le Eh ir du déblaie.
ment et il se rendit rue Hardoin avec sa voiture et ses aides,
Le caissier Prieur avait "n la veille, comme Claude Grivot, la dépêche du juge d'instruction.
explication ne fit qu’a enter les inquiétudes du contremal re 1 uoi cette réunion
1 istrat et à D per le e es e assister . le frère de i s0n assassin
Tous deux se rendirent à l'usine où achevait son dé ment.
est à peine s'ils étaient là depuis Lt a minutes quand arrivèrent Dani
vanne et gt aC00Mmpagnés par l'architecte et par Phili Les hommes se sainéreut
Robert aflectait, naturellement, de ne connaître Claude,
Mec pd de nouveau et prenant parole, expliqua que pour rauvegarder les in PV red dt utile à toute une LA sages ouvrière il allait réédifier l’usine et prendre la suite des affaires de Richard
re, I aurait besoin de Casefgnements, uation de la mai.
pir qu’au caissier et au principal contre maître de son frère, et il espé:
rait trouver en eux de précieux et dévoués collaborateurs pour la que le devoir et l'humanits lui impo- —Je ani Foy sn de me me Fi rm Ro s’empressa
lande Grivot, lui, se taisait.
Li pla canes LEs où sel la bou-
glagsient jusqu'aux moelles lai phest. ét6 impossible, en ce moment, de prononcer une parole.
Robert comprit ce qui se passait dans cet esprit que l’effroi paralysait.
S’adressant directement au contremaître, il reprit : ;
—C'est surtout à vous, monsieur Gri.
vot, qu’il me faudra recou:ir, et cela sans retard... Je ne connaissais pas les dispositions intérieures de Pusine de mon frère. Veuilles donc satin à monsieur, qui est l'architecte chargé de la reconstruction, l'emplacement qu'occupait chacun des ateliers,
Claude retrouvait son array us Le sous l'influence du.
cauchemar QE reg trouvé pendant un instant
se —Je suis prêt à donner à monsieur toutes les explications nécessaires... régi te t Magloire sortit d ce momen u ra où ne restait plus aucur ph à
Daniel Savanne T'aperçut,
—Ah ! c’est vous, mon brave gargon, lui dit-il, :
Vous faites le déménagement de cette pauvre Mme Sollier. .
—J'ai profité du dimanche pour utili.
ser la permission que vous aves bien voulu me donner, mon magistrat...n pondit le joueur d'orgue.
—C'est i M osoocosce ous aves termi- ù
— Voici notre dernier voyage...Le pavillon est vide,
—Alors remettes-moi les clefs. Nous en aurons peut-être besoin...
pnilippe prit les clefs que le manchot Robert désignant 1 d’orgue,
à t le joueur demanda :
Magloire, l'anvé le premier sur sinistre en compagnie de M, Grivot et qui, avec ue aide, a relevé le cadavre de men pauvre frère et ls corps de Mme Sollier
© gArgOn, de cette our utili.
res bien trat...ré
—Oui, répondit Daniel Savanne,et, de lus 1e brave garçon a recueilli la petifille de la la blessée.
Le fratricide tendit la main au joueur
bd. À \
e vous félicite de tout mon cœur, monsieur Magloire...dit-il..…… vous êtes un honnête homme !
Tout en serrant A main tendue, le manchot ts
—Sont-ils énervants, tous ces 00008-1à avec leurs compliments ...... Si j'avais de la vanité pour deux sous, ils me feraient croire que je suis quelque chose d’épatant et à montrer dans les f comme bête curieuse !
Puis il cria à ses déménageurs, dont VS était attelé au brancard de la petite
— Allons, hop ! les enfants ! Après le déchargement on se paiera un piocotin de toute À meute catégorie !
Alors commença la visite des terrains pere entièrement débarrassés de
leurs décombres
On prit des mesures, on disou en moins de deux heures fut Vs cord sur tous les points et l'architecte promit de faire commencer les travaux sans le dar ad retard, et de les mener
ra,
os ps de déjeuner arrivait,
Robert demanda quel était le meilleur restaurant des environs,
Prieur indiqua l'auberge de la Mai.
son-Blanche, avenue de Saint-Denis, à deux pas du champ de courses. Robert l’invita ainsi que Grivot, et on prit le chemin de l’auberge,
Daniel Savanne, Prieur, l'architecte et où FatDpe marchaient en avant et cau-
ans à dessein le Robert se trouva 1s0lé avec Claude Grivot,
—Pas d'im ! lui dit.il à voix très basse... ... de maladresse.........
Pas d’imprudence 1.... Tout va le mieux du ee loose DOMAÏN s0ir, à
On arrivait à l’auberge où l’on s'atta.
bla dans un cabinet.
Pendant le déjeuner, Robert questionna Prieur au sujet des traités toute nature conclus par son Re et, grâce à sa mémoire p euse, à I répondre do Le Lago Le plus ob
"1. serait facile .....e l’usine conti.
nuant à fonctionner.... d'obtenir des administrations et des particuliers des duplicatas de ces traités,