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On prit possession sur-le-champ de la noutalle demeures où Alinv Vernière suivit sa tante par alliance rour laquelle elle éprouvait une grade affection et une reconnaissance infnie,
Elle ne quittait point cpendant sans regrets la demeure de Daxiel Savanne, où elle avait vécue si longtemps heureuse à côté d’Henri et de Mathilde.
Mais pour que la séparation lui parût moins pénible le magistrat avait permis à sa fille d’accompagner à Neuilly son amie, et d’y rester avec elle les deux premiers mois de son installation,
Henri devait, tous les dimanches, leur consacrer sa journée,
L’ét6, Amélie et Aline visndraient à leur tour passer deux mois au Pare.
Saint-Ouen, dans la jolie villa, admira.
blement située, que le juge d'instruction y possédait.
Si les jeunes filles ne vivaient plus constamment ensembie, du moins se verraient-elles souvent et longtemps.
Püilippe de Nayle se trouvait abso.
lument heureux.
Henri Savanne l'était beaucoup moins,
Il ne pouvais s'habituer à l’idée ou’.
Aline n’habitait plus le boulevard Ma.
leshorbes,
Son intimité quotidienne avec l’en.
fart qu'il aimerait n’existerait plus. En cutre l’affectueuse protection, dont ia famille Vernière entourait Aline lui serrait le cœur et lui inspirait une invo lontaire et douloureuse jalousie,
Quoique sachant que l'avenir d' Aline au moins au point de vue de la fortune résulterait de cette protection, il ne pouvait s'empêcher de se dire, avec uu peu d’amertuine :
—J'rurais mille fois mioux aimé que cela ne se produisit pas !... Que m'importe cetto fortune qu’on va reconsti.
tuer pour elle ? |
Je serai bien assez riche pour nous deux !
Magioire le joueur d'orgue, continua ses pérégriuations de chaque jour en Sera 21 de la petite Marthe, et le bus do laine, autrement dit le trésor de
Vorpheline, srossissait à suc d'œil, L'enfant de la pauvre Germaine était
maintenant parfaitement au fait des tournées du menchot, et parfois elle lui disait :
—Je connais à cette heure sur le bout du doigt les inaisons où tu t'arrêtes et où on est contont de nous voir... J'irais à présent les yeux fermés, va |... et si j'avais la force de trainer l'orgue, je ferais parfaitement la tournée toute seu-
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Toute seule ça ne t’amserait pas !
répondait Magloire en riant.
—Bien sûr que j'aime mieux être avec toi, mon bon ami, mais enfin, s’il te fallait absolument, si ta étais malade.
par exemple, on prendrait n’impurte qui pour rouier l’orgue et je gagnerais bien notre vie !.....,
Magioire étaic heureux de voir que l’onfant ne se iaissait plus absorber par le tristesse et que lea longues courses de chaque jour lui donnaient la santé et la vigueur,
Elle n'oubliait pas sa grand'mère,
Sans cesse elle-en parlait au joueur d'orgue.
Deux fois ils s'étaient présentés ensemble à l’hôpital Saint-Louis,
Le docteur Sermet, les ayant reçus, leur avait dit de bonnes et rassurantes paroles, mais sans leur permettre de voir la malade,
Il fallait lui éviter toute émotion, et pour cela attundre encore.
juge d'instruction... repré- Nr es de la justice, ...…attendait bien, uil!...
Et c'était la vérité,
Le docteur, jusqu’à ce jour, avait ine terdit à Daniel Savanne d'interroger Véronique Sollier,
Justement glorieux de la cure qu’il venait de,fnire et des merveilleux résul.
tais de la périlleuse op‘"ation exécutée par lui, il ne voulait pas que quoi que ce fût h vint compromettre et peut-être rendre impossible le succès final.
La moindre fatigue, la plus petite préoccupation pouvant amener des complications qu'à tout prix il fallait évi.
ter,
Véronique avait recouvré l'usage de
| la parole.
RER en Baye 2 Se er È