‹ La Fille de l'officier de Marine [microforme]Chapitre 43 sur 84 · MADEMOISELLE EVA MARIANI · texte numérisé non relu

MADEMOISELLE EVA MARIANI

“ Sujet extra.lucide, ?’

Une autre plaque, au côté gauche de la porte, donnait cette indication :

‘“ Consultations de deux à cinq heures et de huit à dix, ?

Robert sonna,

Nous avons dit qu'après avoir rompu avec le baron Schwartz, O’Brien avait congédié le personnel allemand'qu'il oc.

cupait et qui se composait d’espions su.

balternes. ;

Tout en remplaçant ces salariés par des Français authentiques, il avait gardé auprès de lui un oméranien, auquel il croyait pouvoir accorder une confiance absolue.

Ce fut ce Poméranien, vêtu en huissi« er de ministère, qui vint ouvrir à Ro.

bert Vernière,

—Le docteur O'Brien ? lui demanda ce dernier.

—Absent, monsieur.

—Æat-ce bien vrai ?

Oui, monsieur...

—Quand rentrera-t-il ?

. —À midi probablement, pour son dé.

jeuner.…

Maislles consultations ne commencent Ne deux heures, c’est indiqué aur la plaque,

—Mais entre l’heure de son déjeuner ak En rage consultations, ne pourrais-je

e voir

Ph pour une aflaire particuliè.

re

—Oui.

—Alors, M. le docteur revevra mons sieur de une à deux heures.

—Je reviendrai à une heure.

—Monsieur veutil me laisser son nom ?

rs inutile...

paroles précédentes s'étaie

changées dans le vestibule. . à

Robert sortit.

Le Poméranien en refermant la porte

derrière ln! rs T1 me semble bien que j'ai vu cette tête-là à Berlin, dans les bureaux de

renseignements du grand état-ma-

Mes x Le complice de Claude Grivot alla déjeuner à l'hôtel Terminus, et à une heu.

re précise il sonnait de nouveau au numéro 42 bis. as ;

Le magnétiseur finissait de déjeuner avec Mile Mariani, son sujet extra-luci-

de.

Le Pomépranien l’avait prévenu qu’un visiteur pour affaire particulière,ne l’ayant pas trouvé, reviendrait, :

Voyez si c’est le visiteur annoncé dit O’Brien en entendant le coup de timbre. Si c’est lui, conduisez-le dans mon cabinet de travail et demandez-lui sa carte. i M L'Allemand alla ouvrir et reconnut le mouveau venu.

—M. le docteur est chez lui, fit-il...

Veuillez me suivre.

Le frère de Richard fut introduit dans la pièce désignée et le valet de confiance le pria de lui remettre sa carte, formalit6 indispensable pour être reçu,

— La voici :

En regagnant le vestibule,l’Allemand jeta les yeux sur cette carte et luts Robert Vernière.

Il eut un rire silencieux.

— Du diable si je me trompais en croant reconnaître cette tête.là ? murmura-t-il, C’est le particulier dont on s’est tant occupé dernièrement et dont on s’occupe encore rue de Verneil !.. Bon à savoir. ; k

Cestes, si O’Brien attendait une visite ce n'était point celle de Robert dont quelques semaines auparavant il avait mission de surveiller les agissements,

Depuis que, quittant Berlin, il était venu à Paris prendre ls commandement ‘d’une section d’informateurs à la solde de l’Allemagne, il n’avait pas revu son ancien collègue, aux bureaux des informations du grand état-major.

Que venait faire chez lui l'homme que

le baron Guillaume Schwartz soupçon-

nait d’avoir joué un rôle très important sinon même le premier, dans les crime de Saint-Ouen à

Que pouvait-il lui vouloir À

ji mit ia carte daus sa poche et dit à Mariani :

—Je ne sais combien de temps me tiendra cs visiteur, Sois prête pour la consultation.

—Il me semble que je ne suis jamais en retard ! répliqua d'un ton aigre la belle fille.

O'Brien haussa les épaules et monta rejoindre Robert,

—Cher monsieur Vernière, qu’elle

‘bonne surprise ! dit-il en allant au fra-

tricide et en lui tendant les deux mains, on qui s'appelle une visite inatten.

ue !

or n’en est pour moi que plus agréable !

Vous êtes donc à Paris! Je l'ignorais...

—J'y suis depuis quelques semaines, cher docteur, répondit Robert, et j'y ai été appelé dans de bien tristes circonstances..

—Des ennuis ?

—Plus que des ennuis... Un profond

chagrin...,... La mort de mon frè.

re...

—Ah ! oui....oui.... fit l'Américain

de défiant, toujours sur ses gares,

—J'’ai entendu parler de cela... Votre.

frère... un grand industriel...

Assassiné, n'est-ce pas ?

—Oui... assassiné... dépouillé... ruiné complètement... laissant une fille sans ressource que ma femme et moi nous avons recueillie par esprit de tamil-

Nous habitons maintenant Paris, et nous ne le quitterons plus. Je fais réédifier l'usine de mon pauvre Richard, grâce aux capitaux que ma femme veut bien me fournir, et j'en prendrai la direction, ayant pour associé mon béau:fils le comte Philippe de Nayle...

—Mais alors, vous voilà à la tête d’une très belle affaire ! Superbe position !...

Tant mieux, morbleu ! Je m’en réjouis sincèrement,car vous m'avez toujours été.

sympathique et vous avez eu assez de déveine, k

Ici, nouvelle poignée de mains.

—Oui, réphiqua Robert, je crois la déveine conjurée et je compts sur un bei avenir...

—Encore une fois tant mieux !...

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Puisque la chance vous revient profitez-en, mais permettez-moi de vous donner un bon conseil mais n’en abuses

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