‹ La Fille de l'officier de Marine [microforme]Chapitre 70 sur 84 · RÉPONSE DE L'ORACLE · texte numérisé non relu

RÉPONSE DE L'ORACLE

“ Du courage |

w Avant de posséder celui que vous 4 aimes et qui est déjà votre cé, il “ vous arrivera plusieurs ennuis.....il y « aura des résistances de la park de vo- & ire familie...On essayers de vous dé- & torner de votre amour.

“ Ne cédes pas ! Résistez...C'est pour

+: et que je vous ai dit : Du corra- \ ge

‘ Vous avez ou déjà beaucoup de che 4 grin ; vous en Aurez encore, vous « gortires viotorieuse de la lutte qu'il “ vous faudra subir,

W Défiez-vous d’un homme entre deux « âges qui vous parle paternellement..

“ C'est une âme dissimulée de qui voe “ tre famille et vos amis ne peuvent at- ‘ tendre que deuil et que douleur.

“ N’écoutes d’autres voix que selles ‘ de votre cœur et du devoir, Ne sui- “ vez d'autre chemin que celui de l'hon- “ meur et souvenez-vous de vos s6r- # ments,

4 Telle est la réponse véridique de l'o- ( raole, ??

C'était tout.

Une pâleur livide s'était étendue sur le visage de Philippe.

11 eut cependant la force de se contraindre à sourire. .

Faut-il croire. mademoiselle ‘:line, comme l'afflirmait tout à l’heure Savanne, que toutes les choses imprie mées sur ce papier sont pour vous des vérités ? demanda-t.il à la jeune fille qui, très embarrassée, devint pourpre ei garda le silence.

: reqtos s’empressa do lui venir en aide,

Mais certainement, monsieur de Nayle....dit-elle.....toutes vérités...

D l’oracle, cette fois, a été bien inspie

—Ah ! murmura Philippe.

La fille de Daniel poursuivit impitoyae blement,.

Le jeune homme que lesort lui destine, qui est appelé à occuper une haute position dans le monde, qui éprise les méchants, les sots et les im nents, le travailleur infatigable qui deviendra un jour un bienfaiteur de l’humanité, c’est mon cousin Henri Savan.

ne.

Philippe le cœur serré se sentit dé.

faillir, —Henri Savanne, balbutia-t-il.

—Vous voyes comme tout s'accorde

Merveilleusement,..—on croirait que la ction à été faite sur commande...

euri aura une position superbe...

deviendraun grand savant, par congé.

uent un bienfaiteur de l'humanité, et ailleurs, il est le fiancé d’Aline depuis longtemps.

Philippe eut un haut le corps,

—Fiancé, répéta.t.il d’une voix faible Come un souffle.

—Ne le saviez vous pas !

—Non, je l’ignorais, comment l’auraisje deviné ?

Le jeune homme, chancelant, passa la main eur son front mouillé de sueur, et murmura :

—Henri est heureux.......,.Trop heu.

an «Son bonheur lui fera bien dei j8e

oux,

La pâleur de Philippe était si grande, sa voix brisée, son attitude exprimaient une si profonde détresse qu'Aline prise de pitié, détourna les yeux, etque Ma.

thilde elle-même se reprocha sa cruau-

—11 le fallait, cependant 1.80 disait.

elle, comme pour s’excuser d’avoir infli.

pi souffrance aigué, poiguante, àun

et brave cœur qui, certes, ne le méritait pas !

Tandis que se passait ce que nous venOns de raconter, nos trois personnages Continuaient à marcher à pas lents,

On était arrivé près de la gare.

—Pardonnez.moi de vous quitter un instant, bégaya-t.il...Je vais mettre la lettre de mon beau-père à la boîte du

emin de fer,

—Nous vous attendrons ici, répondit

thilde.

Le pure homme jeta un regard aue ul,

Il aperqut un débit de tabac à l'angle de la rue du Pont. de-Champigny, et il s’y rendit pour acheter un timbre, ï

Mathilde qui le suivait des yeux le vit essuyer une larme, :

—L'auvre garçon... dit-elle à Aline.

£a lui a fait beauconp de peine, Ça men fait, à moi, de le voir si triste...

il était impossible cependant de lui lais-

ser croire aw’il pourrait tre = iSirton |

Plus on aurai aurait 6té rude,

De son côté Philippe pensait :

—Elle aime Henri 1... ils sont fiancés, Adieu mon beau rêve |

Aprè1 avoir glissé la lettre de Robert Vernière dans ia boite du chemin de fer, il rejoignit les deux jeunes filles,

Il était redevenu maître de lui-même et s’eflorçait de cacher sa douleur,

— Vous plaît.il de gagner le bord de l’eau ? lui demanda Mathilde,

— Il me plaira d'aller partout où vous me conduirez.,,,, répliqua.t il... mais je ne connais Pas le pays... Guides.

loi,

Mathilde reprit son bras,

Elle eut comme un frisson ens’appuyant sur lui,

Philippe j-résents son autre bras à A.

line, en lui disant avec un sourire qui n’était pas saus un peu d’amertame :

— Vous pouvez l'accepter, Henri ne sera point jaloux.

Alive l’accepta, en effet, silencieuse.

ent.

attendu, plus le coup

Par des voies nouvellement tracées dans les taillis du Parc, on atteignit la berge de la Marne que l’on suivit jus.

qu’à la grille fermant de ce côté la pro.

priété Savanne, en face du petit embar.

Cadère.

Mais la grille était fermée et on n'en avait pas la clef.

Il fallut gravir la côte Par un étroit sentier en pente rapide, conduisant de la rivière à l'avenue du Nord,

En revoyant sou fils, Mme Vernière fut douloureusement frappée de lait.

ration de ses traits,

Elle ie prit par le bras, l’emmens aux la terrasse,

Elle lai demanda :

— Que t’est.il arrivé, cher enfant ? Tu 8 pâle comme un mort,

— Mère, j’ai bien cru que j'allais mou.

rir tant ma souffrance à été poignante et tant ma blessure est profonde,

—Que s’est il passé ?

—-Je sais tout |

—Que sais-tu donc ?

—Que jamais je ne serai le mari d’A.

Le +. Elle aime Henri..ils sont fan.

cés,

D Re A nv nl a

lus le coup

sait :

sont fiancés,

> de Robert emin de es filles,

e lui-même uleur,

+, bord de out où vous t il. mais vo. Guides.

en s’appuyo bras à A.

ourire qui mertume !

Henri ne ilencieusent tracées iteignit la suivit jus.

À rotit embar.

ton n'en

un étroit uisant de

Vernière de l'alté.

mens aux fant ? Tu

lais mou.

DO1gnante de,

\ari d’A.

ont fan.

Mme Verpière fut prise d'angoisse à son tour, si

—Qui t'a dit cela 1... demanda-t-elle d'une voix brisée.

—Mathilde Savanne.

—MDovant Aline ?

—Oui, . & Et Aline ne l’a pas démentie ?

Philippe secoua négativement la tê-

te.

Amélie reprit,

! —Blen n’est désespéré, mon cher enan’. nm

—Vous dites cela pour tromper mon rs mais quel espoir puis-je conserver

Ton beau-père désire que tu deviennes le mari d'Aline, et ce mariage r9 fera.

—]l ne se fera pas, répondit douloureusement le jeune homme.

. —Mais puisque je t’affirme, cher Phi:

lippe, que ton beau-père veut ce maria-

—Il aura beau le vouloir, sa volonté pe peatrien sur le cœur d’Aline........

Ne cherche plus à m’abuser, n’essaye

as de me consoler, ce serait inutile.

Mais sois sans crainte, ma bonne mère, je ne me jaisserai point abattre par le désespoir. .....Tu me restes quand on a une mère telle que ! 1 n'a pas le äroit de ge trouver tout à fait malheureux.

Mme Vernière entoura son fils de ses bras et le pressa contre son cœur AYyec effusion.

Philippe poursuivit :

—Je travaillerai d’ailleurs, et avec le travail, on oublie...J’oublierai, je te le promets.

—Aline sait-elle que tu l’aimes ?

—Eile l'a peut-être deviné, mais je ne luien ai jamais fait l’aveu...—Je comptais parler aujourd’hui...Tu vois que j'ai bien fait de me taire...—Ce n’est nila faute d’Aline, ni la faute d'Henri si je soufire...—Ils se connaisgaient avant de me connaître...il est tout naturel qu'ils se soient aimés |— Ce serait une grande injustice de ma

art de leur en vouloir. .—Aussi c’est

ni...mère...…..0’est fini...Je n’y pense

plus...Je n’y veux plus penser...Je ne veux pas être triste...

Et Philippe, appuyant sa tête sur l'épaule de sa mère, éclata en sanglots.

—Désires-tu que je quitte dès demain cette maison 1 — Que je retourne ë Neuilly avec Aline ?— demanda Mme

" Vernière.

—Non ! cent fois non ! Je ne le dé.

sire pas Que rien ne soit changé...Que notre existence reste la même....Iln’y a qu’une espérance de moins dans mon CŒUlss LLLA

En ce moment Henri Savanne, 80re tant de la villa, traversa la À dat et se dirigea vers la mère et le ls.

—C'est vous que je cherchais, mon cher Philippe — dit-il au jeune homme en lui tendant la main — et je suis heureux de trouver Mme Vernière auprès de VOUS ,eessoes

Philippe prit et serra saus hésiter la main que lui tendait Henri.

Celui-ci continua :

—Je viens de rencontrer ma cousine Mathilde.

Amélie et son fils tressaillirent,

—E£ile vient de me dire quel trouble elle croyait avoir jeté dans votre âme en vous apprenant que depuis longe temps Aline et moi nous nous aimions

et que nous étions fiancés.— En .

vous voyant pâlir tout à coup elle a compris ce qui se passait en vous, elle a deviné que, vous aussi, VOus aie mies la fille de Richard Vernière, eb qu'elle venait par sa révélation, de vous causer une vive douleur...—Aussitôt que j'aisu cela, mon cher Philippe, j'oi voulu vous parler,afin qu'aucun nuage ne s'élève entre nous, qu’il ne sure vienne ancun refroidissement dans notre affection mutuelle...—Si ce que Ma thilde a supposé est vrai je viens vous demander pardon d’être pour vous La cau- 8e involontaire d’une soufirance...—Depuis que j'ai le bonheur de vous connaître je vous ai trop bien jugé pour ne pas être aujourd'hui certain que vous me conserverez votre amitié, qui m'est infiniment précieuse et dont je me crois digne.

Vous m’aves bien jugé, mon cher Henri,—répondit Philippe.—Oui, cer-

tes, nous serons toujours amis, amis de tout cœur! C'est vrai, j'ai souflert, et je souffre encore, mais ce n’est'pas votre faute, et je félicite bien sincèrement Aline de son choix.— Elle ne pouvait en faire de meilleur, car vous êtes l’homme le plus loyal et le plus digne d’être ai.

mé que je connaisse.

—Merci de ces peroles, Philippe, elles me prouvent que je vous voyais bien tel que vous êtes !-Et, vous n’en voules pas à ma cousine de son imprudente révélation ?

—Comment pourrais-je en vouloir à cette charmante j- 6 fille qui ne se doutait point du 1: - qu’elle me faisait ?

—Elle n’a rendu d’ailleurs un grand service en m’ouvrant les yeux... Plus mes illusions se seraient prolongées et plus leur perte eût 6t4 douloureuse, et en outre elle m’a fourni le moyen de connaître la grandeur de votre âme et

la sincérite de votre attachement pour

moi!

Mathilde était aux aguets,

Eftrayée de l'effet produit sur Philip.

pe par ce qu’elle avait dans le proie moment considéré comme jeu, elle crai.

gai que le jeune homme ne fut proondément irrité contre elle à la suite de ce jeu cruel, et cela lui causait une extrême inquiétude,

C’est qu’un sentiment inconnu d’elle jusqu’alors venait de s'éveiller tout à Coup dans son cœur,

Mathilde s’était éprise de la victime en la voyant souffrir,

Elle avait tout dit à Henri, et c’est Presque avec des larmes qu’elle lui a.

vait demandé d'obtenir que Philippe ne lui gardât point rancune,

En entendant parler le jeune homme

. de la cachette qu’elle s'était ména.

gée derrière un massif d’arbustes une

immense joie remplaça son angoisse.

Elle n’y tint plus, et s'élançant. vers

le groupe formé par Mme ernière,

Henri et Philip et saisissant les

mains de celui-ci, s'écria :

h ! merci, merci, de m’avoir pardonné !...Si vous vous étiez mis à me détester, cela m'aurait fait tant de pei- LC) loss À la peine à en mou.

Mme Vernière très émue par cetté petite scène inattendue, attira Mathilde sur Fe poitrine et lui dit en l’embras- SAaD&6 :

—Oui, chère, shère enfant, om vous pardonne une faute que vous n’aves pas commise. ... Vous avezun cœur d’an:

89, ma mignonne, et Dieu vous béaira, Vous seres heureuse. ue

—Avez.vous vraiment cru à ma rani cune, mademoiselle ? demanda Philip pe presque souriant,

— Oh ! j'en avais si peur...si Ulicosee

—ÆEh bien ! soyez Pa 2

Et prenant une des mains de la jeune fille, il l’appuya contre ses lèvres.

Sous ce baiser, Mathilde frissonna dé.

licieusement, EE

On retourna vers l’habitstion.

La jeune fille prit le bras de Mme Vernière sur lequel elle s’appuya treme blante,

DER parie un pen en arrière, à © e ppe qui, du re, suivait Mathilde, 7 4°?" regard

—C'est elle que vous auriez dû aimer lui dit-il à demi-voix,

—Peut-être aves.vous raison, murmu.

ra Philippe avec un soupir,

Si bas qn’eussent été prononcés ces mots Amélie et Mathilde les avaient en tendus, ou plutôt devinés, et, sans en avoir conscience, la fille de Daniel serra fortement le bras sur lequel elle s’ap.

puyait,

Dans la soirée Mme Vernière raconta à son mari ce qui s'était passé.

Mais Robert était si heureux d'avoir pu reprendre au juge d'instruction la preuve matérielle de son crime, il lui semblait se sentir désormais tellement à l'abri de tout ge qu'il ne prêta qu’une attention relative aux con den.

ces de sa femme,

Le mariage de Philippe et d’Aline cessait de Jui paraître indispensable à 8& sûreté, 5

Puisque ma chère nièce en aime un autre, peut-être, en effet, Phili pe fe.

rait-il bien de se tourner vers Mathilde, répondit.il distraitement,

ué par cetté ttira Mathilde:

en l’embras.

ant, on vous ous n'avez pas | Cœur d’an-

vous bénira,.

ruèma ran

anda Philip.

8 LV PPT 6e, ”

18 de la jeune lèvres, frissonna dé.

tion.

ras de Mme ppuya trem.

n arrière, à gard, suivait

ies dû aimer On, Murmu-

ononcés ces savaient en.

et, sans en Daniel serra 1 elle 8’ape

ris raconta eux d'avoir struction la rime, il lui s tellement il ne prêta Lx confiden.

d’Aline cessable à sa

hili pe fe.

# Mathilde,

Berthaut n'avait point perdu son temps à Survilliers chez M. Dutac, l’ancien marchand d’antiquités,

Celui-ci avait été enchanté de le voir revenir aussi vite,

La présence du policier ches lui allait rompre pendant quelques jours la monotonie de son existence,

As 2 de la sûreté, installé dans une chambre où il pouvait travailler à ses recherches sans crainte d’être dérangé, avait descendu du grenier tous les registres de comptabilité dans lesquels...

nous le savons. il espérait retrouver l'inscription détaillée de la vente du bi-

jou dont M. Savanne lui avait remis copie.

commença par classer les registres, année par année,

Le premier datait de 1840,

Mais il y avait une lacune,

De 1845 à 1852 les registres manquaient,

Interrogé sur cela Dutac répondit que cesvolumes étaientinvraisemblablement restés par oubli entre les mains de s0n successeur...il n'avait fait aucnne vérification en déménageant, la chose étant sans importance, mais peut-être l’ac-

quéreur de son fonds de commerce les

avait-il conservés.

C'était un échec pour Berthaut.

Cependant l’antiqu:ire ne se souve-

nant nullement de l’année au cours de:

uelie il avait vendu le cachet, le policier se décida à compulser d’abord ce qui se trouvait sous sa main, se résere vant, en cas d’insuccès, de faire une dé-

__— auprès du successeur de son h6-

Entre temps il s'était préoccupé de la bicyclette trouvée dans le petit bois voisin de la gare de Survilliers,

Selon sa promesse, M. Savanne avait tékgrsphis au sous-préfet de Senlis et celui-ci s'était empressé de donner des ordres pd ue le vélo déposé à la mairie par le garde champêtre Pierreleu fût tenu à la disposition de l'inspecteur de la sûreté,

ici une déception nouvelle.

La pièce sur laquelle devait se trou-

ver la marque de fabrique avait 6té remplacée par une pièce neuve,

Seule la lettre G;, imprimée au fer chaud sur le cuir de la sellette, fournis.

sait un indice,

Mais à quoi cet indice pouvait.il mener.

Au milieu de la débordante produce tion de bicyclettes, où trouver la mai« son qui avait vendu celle-là,

Que signifiait ce G ?

Evidemment c'était une initiale, mais c’est par centaines de mille que se comptent les noms commençant par un G.

Berthaut 8e faisait beaucoup de mau« vais sang,

Par le chemin de fer il expédia le vélo à la jee de police en avisant le chef de la sûreté qu'il continuait ses recherches,

Au bout du délai d’une semaine qui lui avait été fixé, l'inspecteur ne se trouvait pas plus avancé que le premier jour.

Les registres du Dutac n'avaient rien révélé,

Muni d'une lettre de l’ancien marchand d’antiquités pour son successeur Berthaut revint à Paris et sa première démarche fut d'aller remettre cette lettre à son adresse,

Le destinataire fut très embarrassé pour répondre à son visiteur.

Il se rappelait bien y ans qu’en prenant posseusion de l'établissement, il avait trouvé de vieux registres dans un placard, mais qu’étaient-ils devenus {

Ne les avait-on pau vendus au poids comme vieux papiers ?

Ne les avait-on pas déchirés pour al.

lumer le feu avec leurs feuilles, ou pour envelopper des objets quelconques ?

Le commerçant promit néanmoins de faire des recherches. :

Si ces recherches aboutissaient il en préviendrait aussitôt le juge d’instruction dont il inscrivit le nom sur 80n a+ genda.

Berthaut, parti un peu en triomphateur, rentrait donc bredouille et humi-

Néanmoins il conservait par devérs lui jusqu’à nouvel ordre la copie du cn.

| chet, pour le cas où le sucossseur de

Dutac écrirait qu'il avait retrouvé les registres abandonnés ches lui.

—Cette affaire semble korter la guiprie elle.........disait le policier à

iel Savanne..…......On s'engage dans

des chemins qui À émis tout ouverts et brusquement des murs se dressent devant vous pour vous empêcher :de passer,

—Patience !......lui répétait le magis.

trat, encore plus désappointé que lui peutêtre,

nous donnera pas le mot de l'énigme

qui nous échappe’ aujourd'hui Pose En

attendant, occupes-vous du cycle...

Tâches de découvrir d’où il sort, Le ven.

deur, une fois Connu, pourrait nous con.

uire à l'acheteur,

Berthaut avait hoché la tête sans 6.

pondre,

Il n’espérait plus.

Son découragement était absolu, et ne semblait que trop justifié,

Le procureur de ia République, ins.

truit de tous ces déboires, dit au juge d'instruction :

—A l’impossible nul n’est tenu, cher monsieur Sivarne |— Classez l'affaire | Depuis plus de cinq mois vous vous faites blanchir les cheveux à vous en oc.

Cuper sans résultat | — Malgré votre zèle, votre perspicaoité, votre dévouement, malgré l’adresse de nos agents, nous ne devons plus compter aujourd’hui que sur le hasard 1... Si le hasard nous sert un jour, nous reprendrons l’af.

foire | — Après avoir clabaudé beaucoup les journaux se taisent...—Le public ne

286 plus au crime de Saint.Vuen.., — Husss mon cher ami, Classes 1...

aniel Savanne avait demandé uelques jours de réflexion avant de s'u7re les conseils du procurecr de la Képu blique, .

Il voulait attendre la réponse du marchand de curiosités, successeur de Du.

tac,

Robert, en rentrant à la villa de N euilly s'était i igtement rendu dans le cabines de travail attenant à sa cham-

bre à coucher, sance de quel dant son Ps rma dans le clénele

Ensuite il décacheta ses lettres, Il yen avait trois.

deux premières étaient insigni.

antes.

La troisième le fit sourire.

Elle venait de la rue Verneuil,

—Je l'attendais.. — murmuract,il, — Après les expériences triomphales du champ de tir de Fontainebleau, après ' les journaux à ce sujet, après ma nomie bation de chevalier de la gion d’honneur pour services éxceplionnels, j'étais bien certain que ce brave baron Sch.

warts se rappellerait à mon souvenir,

lettre ne contenait d’ailleurs que quelques mots, ceux-ci :

“Cher monsieur,

, “Venes donc, lundi matin, rue de ‘ Verneuil, — On tient à vous féliciter : personnellement de vos grands suce

cès.??

Point de signature,

Après avoir lu, Robert brûla 0e court billet, quoiqu'il ne fût guère compromettant,

Il se mit au lit, heureux de sa journée et endormit du calme sommeil de l'homme en paix avec sa Conscience,

Jamais noiure ne fut plus complexe que celle do ce misérable,

Tour à tour hésitant, craintif, n aucune force de volonté, il lai vie aller à l'aventure aussi incapable de la conduire qu’un Promeneur ne sachant Pas manier les avirons le serait de chriger un bateau sur un fleuve rapide.

La moindre apparence de péril l'6.

Pouvantait, l’abbattait ; si au contraire la sécurité lui sembiait certaine, £a

Page 1