MINE
que
près
ver.
a'in-
É ve
—Oui.—Un costume de jeune gar. ir pour la premiêre fois de sa vie, l'en... v'hit,
—Vous comprenes !
—Parfaitement.— La petite Marthe voyagera sous ce costume ...— Si par impossible le signalement éfait donné, on cherchera une fillette et on ne fera même pas attention à un gamin... — C’est très ingénieux.
Les deux hommes quittèrent le res.
taurant etse séparèrent, après s'être mutuellement souhaité bonne chance.
Robert, allégé cette fois do toute crainte, reprit le chemin de la maison de Neuilly,
O’Brien pensait à Marthe.
11 devait aller la retrouver le plus promptement possible, afin de modifier les mesures prises à nd br ce que rendait indispensable le départ retardé de vivgt-quatre‘heures.
Commencé a Onse heures, le déjeu.
ner s’6était prolongé.
O'Brien prit un fiacre sur le boule.
ne et se fit conduire à la gare de Bas.
ee, ‘
Précédons-le au Paro Saint.Maur,
Soit que le ;ommeil naturel ne fût point revenu ches Marthe à son état normal, soit que l’ordre de continuer à dormir n’eût pas 6té donné avec une force de volontn asses intense, iorsqu'il aaait quitté le matin l’avenue des Mar.
ronniers, soit enfin que l’enlant fut en.
core sous l'empire de la suggestion fai.
te l’avant-veille, dans la nuit du ven.
dredi, de se réveiller À son heure habi.
tuelle, vers hrit heures du matin, elle cessa de dormir.
Sa surprise fut prodigieuse lorsqu’elle se vit, tout habillée, sur un lit qui n°5.
tait pas le sien,
Elle promena un regard iagr'ot an.
tour de la chambre où elle se trouvait et qu’elle ne reconnaiscait pas,
D'étroites fenêtres, À petites vitres crasseuses ei garnies de ux à l'ex.
térieur, ne laissaient péuétrer qu’un j douteux dans cette pièce, une ueur de caveau.
Ces fenêtres se trouvaient hors de sa
Elle eut peur,
Parun phénomène qui ne peut se.
nier, mais que nous ne chercherons pas à expliquar, car dans les mystères de VPhypnotisme et de la suggestion tout.
est inexolicable, l’eni.nt ne se souve.
nait de rien, le réveil, succédant au som.
meil hypnotique, lui ôtant la mémoire des actes accomplis par elle pendant ce sommeil.
—9ù suis-je donc ? se demanda.t.elle.
tremblante,
Et elle se je :: précipitamment en bas du lit,
De nouveau ses regards parcoururent.
pe tet ea a porte, y courut et vou.
lut l'ouvrir” mais cette porte était her.
der deg rorrouillée depuis le de ors.
—Mon Dieu......smMmon Dieu. ..… bal.
butia-t-elle effarée..…, pourquoi m'’a.t.
on enfermée ici Dsssodsss A-t-on voulu m6 puuir f.....er. Mais NOU, je n'ai rien fait de mal... Hier j'ai pansé de.
mère à la place de M. Henri parti pour Paris........,je me suis couchée comme d’habitude après avoir embrassé grand’.
mère et je me suis endormie tout de suite,
Une sueur froide mouilla les tempss de CA Elle se mit à trembler.
—Maman Véronique... grand'mère, cria-t-elle en secouant de toutes ses forces la porte fermée...monsieur Hen.
ri..….Ouvres moi......Oouvrez-moi,..…. j'ai peur,
Après avoir jeté dans le silence de la maison vide ces appels désespérés, elle
Rien... Pas un bruit, pas môme l’écha de sa voix su pue
Elle appela de nouveau,
Toujours rien.
Alors elle éclata en sanglots, se tor..
dant les bras, appelant toujours.
Nises cris, ni ses appels ns pouvaient être entendus de l'extérieur.
Brusquement las larmes de Marthe
Une sensation étrange, qu’elle éprou. | se tarirent.
Une sorte d’accaimie se fit dans son
“esprit et il lui devint possible de réfs.
chir,
Ses yeux se tournèrent ver: los deux
fenêtres étroites qui éclairaient si mal e sous-80.
Elles étaient placées trop haut pour qu’il lui fut possible de les atteindre et de tenter de les ouvrir.
Un escabeau se trouvait dans un coin de la pièce,
Elle le prit, le porta contre le mar, sous l’une des fenêtres, et se servit de lui corame échelon.
Hélas ! les bras étendus, et se haus.
sant sur la pointe des pieds, elle ne pouvait pas encere arriver jusqu'aux targettes |
6 nouveau ses regards errèrent au.
tour d’elle,
—Le lit! le lit, murmura-t.olle fiévreusement,
C'était un petit lit de fer, à galets de fonte.
Elle n’eut aucune peine à le rouler ‘80us la fenêtre, plaga L’escadeau sur l’u.
saque matelas de varech et escalada le tout,
Cette fois elle se trouvait au niveau des vitres crasseuses et, tant bien que mal, pouvait voir an dehors,
Devant elle se trouvait un sous-bois
ü, de grands arbres, et des herbes folles envahissant une vallée dont eile n’apercevait pas l'extrémité,
ile voulut ouvrir la fenêtre pour ap.
peler ds nouveau, avec plus de chance d'être entendue,
Les targettes qu'elle essaya de mettre ©n mouvement étaient comme soudées Par la rouille et résistèrent à tous 888 ©ftorts,
Au risque de se blesser dangereuse.
ment elle trappa les vitres de ses poings fermés,
Le rerre double était solide et CET poings étaient faibles, Elle ne rénasit qu’à se meurtrir,
Kassemblant toutes ses forces elle oria :
—Au secours | Au secours ! PA | moi !
Les murailles du'sous-s01 étouffaient Je son de sa voix.
Prise d’une sorte de vortige ells des: |
dm
cendit, retourna vers la porte, la hour.
tant de ses pieds, la secouant de ses frôles mains et répétant : \
—Grand'aère, Grand’mère,
Au bout de quelques iastants, ses là.
vres n'avaient plus la force d'artiou-
r des sons... Elle devint comme fol.
le, gesticulant, courant d'une muraille à l’autre et tournant sur elle ‘même, puis, prise d’une violente crise de nerfs elle tomba,se débattit sar le carelage humide et froid du sou3-s0l, et finit par per ire o2nnaissancs,
ZXLI1I
L'évanouissement de la pauvre petite Marthe fat de longus durée,
Pendant cinq heures, elle resta sans mouvement, presque saus soufla,
Eaña La crise cessa.
L'enfant ouvrit lentement les yeux, se souleva, et comme au moment de son premier réveil, promena autour d'elle uu regard étonné,
La mémoire lui revint aussitôt.
Elle se dressa péniblement, la tête en feu, les membres endoloris par le con.
taot glacé du carrelage,
Une prostration complète succédait au désespoir qui l'avait si violemment secouée.
—Je suis paisonnière,..s, —bégayat-elle. —On m'a enlevée à grand mère...
On m'a enfermée... Un va peut.être me laisser mourir ici... et grand’mè.
r6....... pauvre grand'mère aveugle qui ne ;’a plus près d'elle.....Ne lui veut-on pas du mal aussi,
Un, foi de larmes jaillit de ses you
Elle s'agenouilla, et joigaant les mains levant sea yeux humides, elle dit d’une voix suppliante :
— Mon Dieu, prenez pitié de ma
bonne grand’mère et de moi, et, ai dois mourir, veiiles sur g'and’mère...
protégez.là..,
Au moment où, après avoir achevé sa fervente prière, elle se relevait, elle tressaillit et, retenant son souff 3, elle tendit l'oreille, pour percevoir un bruit lointain...
Etait.il réel, ce bruit, ou n’existait.il que dans 502 imagination eulévrée j
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