‹ La fille de trente ans;Chapitre 14 sur 140 · MADEMOISELLE DE SAINT-PRIX · texte numérisé non relu

MADEMOISELLE DE SAINT-PRIX

Mon amie de pension...

URSULE

A la maison impériale de Saint-Denis. (Elle va s'asseoir sur le

canapé, à droite, près de mademoiselle de Saint-Prix. Hélène est assise à gauche. Présentant à l'amiral un jeune homme blond qui la salue.) Monsieur Van

Nieuven, mon père... un négociant belge.

L'AMIRAL, à part.

Très-bien, rappelons-nousla recommandation, (il s'éloigne en

causant avec M. Van Nieuven. On entend le piano qui joue un quadrille.) LE MARQUIS, à Ursule.

Mademoiselle Ursule veut-elle être de notre quadrille et m'accepter pour cavalier?..

URSULE

Très-volontiers.

UN JEUNE HOMME, à Hélène.

Mademoiselle veut-elle me faire l'honneur?...

LE MARQUIS

Nous vous ferons vis-à-vis.

URSULE, à part.

Non! non!., j'aime autant qu'Hélène ne soit pas de la contredanse. (Allant à Hélène qui se lève et d'un ton affectueux.) Non, non, tu te reposeras pendant celle-ci, je l'exige, tu m'es confiée', tu

es ma fïlle. (Se reprenant vivement.) Tu es ma SŒUrL. (Elle sort par la droite en donnant le bras au marquis. Le jeune homme va inviter mademoiselle de Saint-Prix et sort avec elle. Lamorinière reste près d'Hélène.) HÉLÈNE.

Chère Ursule, s'occuper ainsi de ma santé... est-elle bonne !..

(Se retournant vers Lamorinière.) Mais tout le monde est si aimable

pour moi, vous aussi, Monsieur !

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