MADEMOISELLE DE SAINT-PRIX
Mon amie de pension...
URSULE
A la maison impériale de Saint-Denis. (Elle va s'asseoir sur le
canapé, à droite, près de mademoiselle de Saint-Prix. Hélène est assise à gauche. Présentant à l'amiral un jeune homme blond qui la salue.) Monsieur Van
Nieuven, mon père... un négociant belge.
L'AMIRAL, à part.
Très-bien, rappelons-nousla recommandation, (il s'éloigne en
causant avec M. Van Nieuven. On entend le piano qui joue un quadrille.) LE MARQUIS, à Ursule.
Mademoiselle Ursule veut-elle être de notre quadrille et m'accepter pour cavalier?..
URSULE
Très-volontiers.
UN JEUNE HOMME, à Hélène.
Mademoiselle veut-elle me faire l'honneur?...
LE MARQUIS
Nous vous ferons vis-à-vis.
URSULE, à part.
Non! non!., j'aime autant qu'Hélène ne soit pas de la contredanse. (Allant à Hélène qui se lève et d'un ton affectueux.) Non, non, tu te reposeras pendant celle-ci, je l'exige, tu m'es confiée', tu
es ma fïlle. (Se reprenant vivement.) Tu es ma SŒUrL. (Elle sort par la droite en donnant le bras au marquis. Le jeune homme va inviter mademoiselle de Saint-Prix et sort avec elle. Lamorinière reste près d'Hélène.) HÉLÈNE.
Chère Ursule, s'occuper ainsi de ma santé... est-elle bonne !..
(Se retournant vers Lamorinière.) Mais tout le monde est si aimable
pour moi, vous aussi, Monsieur !