LAM0RIN1ÈRE
C'est délicieux !
LE MARQUIS
C'est-à-dire que ma femme et moi nous vous devons tout, et que nous entendons bien ne pas mourir insolvables; mettez notre amitié à l'épreuve, et vous verrez. Le mariage n'aura \ lieu qu'à notre retour à Paris; mais nous espérons que monsieur l'amiral et sa fille seront des nôtres... Adieu! je voulais, avant tout, vous remercier... Je cours rejoindre ma tante et ma cousine, et les reconduire chez elles, (il sort par le fond reconduit par Lamorinière.)
Et de deux!
URSULE, de même.
Qu'il se marie, peu m'importe!... d'autres me restent.
LAMORINIÈRE, revenant.
C'est admirable!... Voilà une aventure qui, à Plombières et à Paris, vous fera un honneur infini, sans compter que vous obtiendrez par le jeune ménage tout ce que vous voudrez... mademoiselle de Saint-Prix est la nièce d'un ministre, (s' approchant d'Ursule.) Ce mariage si heureux... ne peut inspirer que des idées d'union et de ménage, et m'amène tout naturellement au sujet dont je voulais parler ce malin à vous et à M. votre père.
URSULE
Eh! mon Dieu... de quoi s'agit-il donc?...
LAMORINIÈRE.
De mon neveu, comme nous disons vulgairement, nous autres oncles, de mon coquin de neveu.